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La coalition jamaïcaine ne verra pas le jour en Allemagne

Faute de compromis, dimanche 19 novembre à 18h, l’Allemagne n’a toujours pas de gouvernement officiel. Cette situation dure déjà depuis les dernières élections législatives du 24 septembre. Pour l’instant, l’ancien gouvernement s’occupe en attendant d’un accord des affaires courantes. Angela Merkel (CDU) n’a pas réussi à s’entendre avec les Verts et le FDP (le parti […]

Faute de compromis, dimanche 19 novembre à 18h, l’Allemagne n’a toujours pas de gouvernement officiel. Cette situation dure déjà depuis les dernières élections législatives du 24 septembre. Pour l’instant, l’ancien gouvernement s’occupe en attendant d’un accord des affaires courantes.

Angela Merkel (CDU) n’a pas réussi à s’entendre avec les Verts et le FDP (le parti libéral allemand) en vue d’une nouvelle coalition. La situation, plongeant l’Allemagne dans une crise politique, pourrait signer la fin de l’ère Merkel.

Un changement évident dans le paysage politique allemand

Les positions adoptées par Angela Merkel au cours de son dernier mandat – notamment par rapport à la crise grecque et à la crise des réfugiés – ont entraîné un net clivage dans la société allemande. Le score recueilli par son parti, l’union des chrétiens-démocrates (CDU) aux dernières élections législatives est historiquement bas. Beaucoup d’électeurs se sont tournés vers le parti d’extrême-droite allemande, « Une Alternative pour l’Allemagne » (AfD), qui a fait son entrée au Bundestag. Mais la chancelière sortante ne veut pas s’avouer vaincue. Elle a répété sur les chaînes de télévision publiques que l’Allemagne a « besoin d’un gouvernement stable » et qu’ainsi, elle veut se donner la peine d’être au pouvoir dans un an.

Les cartes du jeu ne sont plus entre les mains de Merkel

Bien que la chancelière ait exprimé qu’elle préférerait de nouvelles élections à un gouvernement minoritaire durant les quatre prochaines années, les cartes ne sont plus entre ses mains. À partir du 20 novembre, il revient au président de la République Fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier (SPD) de décider du sort de la politique allemande. Il a démontré lundi qu’il n’avait pas la même lecture des événements qu’Angela Merkel. En effet, il appelle les différents partis à prendre « leurs responsabilités ». Et ce, avant d’annoncer qu’il allait rencontrer dans les jours qui viennent les dirigeants de chaque parti. Il a également rappelé que même si la chancelière continue de s’occuper des affaires courantes, c’est à lui de désigner celui ou celle qui dirigera le prochain gouvernement. Ce qui éviterait de nouvelles élections. C’est en tout cas ce qui est inscrit dans la Loi fondamentale, à propos du rôle du président de la République.

Une succession difficile à déterminer au sein de la CDU

Le seul élément qui pourrait sauver Merkel aujourd’hui est le fait qu’il n’y ait aucun candidat évident à sa succession. Wolfgang Schäuble, un de ses anciens ministres et aujourd’hui président du Bundestag, a 75 ans. Difficile donc de s’imaginer qu’il puisse incarner l’avenir. Beaucoup de collaborateurs de la chancelière lui sont trop associés pour représenter une réelle alternative. Les autres sont encore trop jeunes. Mais si l’on en croit un sondage publié dans le quotidien Die Welt le 17 septembre dernier, 61 % des Allemands ne pensent pas que Mme Merkel puisse rester chancelière en cas d’échec des négociations.

Deux mois après le scrutin, la nouvelle page de la politique allemande est à peine noircie.

crédit photo : BERND VON JUTRCZENKA / DPA

Cléa Péculier

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