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Vis ma vie de chef d'État : Donald Trump , l'indésirable

Voilà un an que Donald Trump a été élu 45e président des États-Unis à la surprise générale du monde entier. Retour su un an de présidence hors du commun.  Seulement, depuis sa prise de pouvoir, sa légitimité et ses compétences sont remises en question, même au sein du parti républicain. Entre contestations sociales et révélations […]

Voilà un an que Donald Trump a été élu 45e président des États-Unis à la surprise générale du monde entier. Retour su un an de présidence hors du commun. 

Seulement, depuis sa prise de pouvoir, sa légitimité et ses compétences sont remises en question, même au sein du parti républicain. Entre contestations sociales et révélations sur ses connivences avec le gouvernement russe, sa présidence se voit entachée par les scandales à répétition.

Donald Trump, toujours candidat dans sa tête?

La communication politique a pris un nouveau tournant dès que Donald Trump est arrivé au pouvoir. Le 12 novembre 2017, il tweet un message à l’encontre du leader nord-coréen «Pourquoi Kim Jong-Un m’insulterait en me surnommant “le vieux” alors que jamais je ne le qualifierais de petit et gros? Eh bien, j’ai vraiment essayé d’être son ami et peut-être qu’un jour ce sera le cas!»  Bon …s’il lui arrive d’endosser son rôle de président en effectuant une tournée en Asie, en décidant de retirer les États-Unis de l’UNESCO, ou en prenant position sur des sujets, aussi controversés soient-ils, comme l’interdiction aux transgenres d’intégrer l’armée en juillet 2017 ou la levée de l’interdiction de port d’armes pour malades mentaux, il ne perd jamais une occasion de s’attaquer à ses détracteurs. C’est à dire, plus ou moins, le monde entier!

Est-ce pour faire oublier qu’il est heurté à la réalité du métier? En juillet 2017, le Sénat a voté contre l’abrogation de l’Obamacare. Sénat qui est pourtant majoritairement composé de républicains. Ce revers démontre que Donald Trump a des difficultés à gouverner car il n’a pas le soutien total de son parti.

Cette impopularité ne se limite pas au camp républicain : l’institut de sondage Gallup a publié le 10 novembre un sondage démontrant que 58 % de la population était insatisfaite de sa première année au pouvoir. Il n’égale pas le record de Georges W. Bush qui a fait 61 % d’insatisfaits durant sa première année comme président.

Légitime ou pas légitime?

Le 5 novembre dernier, Carter Page, conseiller de Trump durant la campagne présidentielle, a finalement avoué être entré en contact avec un professeur proche du gouvernement russe, qui voulait qu’il donne une conférence. Il déclare s’y être rendu en juillet 2017 pour des raisons autres que politiques.

Ce revirement s’ajoute à la longue liste de rebondissements dans l’affaire de l’intervention de la Russie dans la campagne américaine : Georges Papadopoulos a avoué avoir menti au FBI, Paul Manafort, directeur de campagne, et son associé Rick Gates sont accusés d’avoir reçu de l’argent de l’Ukraine et de blanchiment d’argent. Il est retenu 12 chefs d’inculpations et des accusations «De complot contre les États-Unis».

L’enquête suit son cours afin de savoir si elle est liée à l’affaire de l’ingérence russe. Non impliqué directement dans cette affaire, ces révélations progressives fragilisent cependant la réputation du président qui a déjà une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

L’affaire avec la Russie suffisante pour le destituer?

Dimanche 5 novembre, le leader du camp démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré sur CNN : «Il ne s’agit pas de parler à des personnes comme je le fais avec vous dans un studio. Il s’agit de s’adresser aux Américains et au camp républicain».  L’idée de destituer Donald Trump n’est donc pas à l’ordre du jour. Le parti se focalise sur les élections de mi-mandat de novembre 2018 pour gagner une majorité à la chambre des représentants et au Sénat.

Elle a également déclaré en mai 2017 que les démocrates ne doivent pas forcer la procédure car il y a un manque de preuves, en particulier sur le rôle de la Russie. Cependant, cette décision de Nancy Pelosi ne fait pas l’unanimité chez tous les démocrates : le représentant démocrate du Texas, Al Green veut faire voter la mise en accusation du président d’ici Noël avec pour motifs  l’«Incitation à la suprématie blanche, sexisme, sectarisme, incitation à la haine, xénophobie et racisme, causant directement du mal à la société américaine». Si la motion est votée à majorité simple, un procès aura lieu et le Sénat devra prendre une décision. Constitué d’une majorité républicaine, Donald Trump pourrait donc rester au pouvoir sauf revirement de situation.

Encore 3 ans à tenir, ou peut-être 8, ou peut être moins, qui sait? Aux Américains de décider.

Crédit photo : Mike SEGAR/Reuters

Keisha Mougani

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