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L'exposition "traverser" de Raymond Depardon : l'exposition d'un grand artiste

Jusqu’au 13 décembre l’exposition « Traverser » de l’artiste Raymond Depardon se tient à la fondation Henri Cartier Bresson à Paris. Cette exposition nous montre sa vision du monde, la vision d’un grand artiste. Nous vous proposons ici un retour sur son incroyable parcours. Raymond Depardon est un photographe majeur du XX-XXIème siècle, il parcourt le monde […]

Jusqu’au 13 décembre l’exposition « Traverser » de l’artiste Raymond Depardon se tient à la fondation Henri Cartier Bresson à Paris. Cette exposition nous montre sa vision du monde, la vision d’un grand artiste. Nous vous proposons ici un retour sur son incroyable parcours.

Raymond Depardon est un photographe majeur du XX-XXIème siècle, il parcourt le monde pour faire des photos. Celles-ci sont de véritables témoignages. Il fait de nombreux reportages lors d’èvenements très importants comme la guerre d’Algérie par exemple. Mais Raymond Depardon ne s’arrête pas à la photo. En effet, il est également réalisateur-documentaliste. Plusieurs de ses documentaires reçoivent des récompenses lors des Césars. Et il est aussi écrivain, avec quarante-cinq livres à son actif depuis 1968.

Un grand photographe

Dès son plus jeune âge il est passionné par la photographie. Il obtient son premier appareil photo à l’âge de douze ans. Raymond Depardon est un photographe très polyvalent : il a photographié les Jeux Olympiques, des vedettes, des faits divers et surtout c’est un très grand journaliste-reporter. Parmis les grands événements qu’il a couvert figurent la guerre d’Algérie, la mission militaire française SOS Sahara, la guerre civile au Liban et en Afghanistan ainsi que  la chute du mur de Berlin… Il fait également des photos très officielles, notamment la photo officielle de François Hollande. Il a reçu plusieurs prix dont le Grand Prix national de la photographie et a également créé plusieurs agences photographiques.

Raymond Depardon veut avant tout témoigner, nous montrer ce qui se passe dans le monde. Le photographe écrit dans son livre Mahnattan Out : « Il m’avait semblé utile d’exorciser les questions d’enfermement en suivant les psychiatres italiens. J’étais resté un peu trop longtemps à photographier les fous dans les îles de Venise, (…) j’avais l’impression de continuer à apprendre comment oser témoigner de la souffrance pour garder des traces afin que l’amnésie ne soit pas totale ». On voit bien que le photographe fait des expériences avec des cultures, des personnes pour en faire un travail, un objet photographique.

Un réalisateur-documentaliste

Raymond Depardon est considéré comme l’un des maitres du film documentaire. Il tourne son premier court métrage en Tchécoslovaquie à l’âge de vingt sept ans. Il réalise ensuite un court métrage sur la campagne de Valéry Giscard d’Estaing. Ses documentaires ont un véritable impact : son documentaire Les révolutionnaires du Tchad aura une résonance internationale qui contribuera en 1977 à la libération de l’ethnologue française Françoise Claustre, prise en otage pendant trois ans.

Il obtient par la suite plusieurs Césars, avec quatre Césars du meilleur documentaire. Comme dans ses photos, il veut témoigner, montrer des choses au spectateur qu’il ne pourrait pas voir : « Je ne veux pas rapprocher des peuples qui n’ont rien à voir ensemble, la seule chose que je peux rapprocher, c’est ma façon de voir » écrit-il dans son livre Errance.

Un écrivain

Pour Raymond Depardon, le cinéma qui est à l’écoute de l’autre, est different de l’écriture qui est d’abord l’écoute de soi. Ses textes sont en effet, différents de ses photos, et de ses documentaires. Ils sont plus intimes et nous parlent plus de sa personne, de sa vision de la photographie et de ses differents travaux. Il explique son rapport à la photographie : « Un jour je fus surpris de ne plus avoir aucune émotion en faisant mes photos. Je n’avais plus cette fièvre du début, cette distance avec le décor. Je commençais à m’approcher trop, à travailler comme un technicien, à choisir mes cadrages, à atteindre la prouesse d’une bonne image » dit-il dans son livre San Clemente.

« On peut se demander où je vais, ma palette peut surprendre, comme si j’etais un caméléon. »

Informations pratiques

Lieu : fondation Henri Cartier Bresson ( 2 impasse Lebouis 75014 Paris )

Date : jusqu’au 13 décembre

Horaires :
– Mardi à dimanche : 13h-18h30
– Merecredi ( nocturne gratuite ) : 18h30-20h30
– Samedi : 11h-18h45

– Tarifs : plein tarif 8€ / tarif réduit 4€

Claire Bondiaux

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