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Jean Rouch, l'Homme-Cinéma

En 2017, Jean Rouch fête ses 100 bougies. La BnF organise en son honneur une exposition qui retrace son parcours, ses rencontres. En reliant l’ethnographie et le cinéma ensemble, Jean Rouch a profondément bouleversé la façon de voir le monde et de comprendre les êtres, leur façon de vivre, de communiquer, de s’exprimer au quotidien, […]

En 2017, Jean Rouch fête ses 100 bougies. La BnF organise en son honneur une exposition qui retrace son parcours, ses rencontres.

En reliant l’ethnographie et le cinéma ensemble, Jean Rouch a profondément bouleversé la façon de voir le monde et de comprendre les êtres, leur façon de vivre, de communiquer, de s’exprimer au quotidien, d’imaginer et de s’incarner. La BnF lui rend hommage.

Jean Rouch : un aventurier

Parmi les nombreux aventuriers que compte ce monde, il y avait Jean Rouch. Il filmait avec une volonté de découverte tel un scientifique mais ce qui le caractérisait c’était sa sensibilité artistique. Armé de sa caméra, il éternisait l’évolution du monde, du continent africain, de ses indépendances mais aussi de la société française. Il aimait aller à la rencontre de l’autre et l’alchimie naissait. Sans détours il assumait sa subjectivité. Sa recette : du sérieux et de la légèreté. Cette fraîcheur et cette singularité précèdent la Nouvelle Vague.
Photographe et auteur de plus de 180 films, réalisés entre 1946 et 2002, il a tout au long de sa vie construit une réserve documentaire exceptionnelle.

La Bibliothèque François Mitterand et le Centre national du cinéma lui rendent hommage avec une exposition en deux volets :

  • Un premier volet Allée Julien Cain où l’on explore son oeuvre et les différents peuples qui la compose (Dongons, Songhai,etc.) à travers des images et où l’on en apprend davantage sur sa soif pour l’aventure. Dans cette allée on nous raconte les balbutiements des jeunes pays africains nouvellement indépendants. C’est le « Cinéma-vérité » de Jean Rouch.
  • Le second volet  dans la Galerie des Donateurs est consacré aux coulisses de la fabrication de ses films.

Toute l’exposition met en relation photographies, phonogrammes, carnets de mission, extraits vidéos, archives sonores, articles de presses.

Un initié

Cette folle envie d’aller à la rencontre d’autres cultures, il la puise dans ses racines. Jean Rouch naît dans une famille de scientifiques, explorateurs et artistes amateurs. Jules Rouch, son père, est l’un des explorateurs des terres Antarctiques à bord du Pourquoi pas ? Ce dernier l’initie au cinéma, en lui faisant découvrir Nanouk l’Esquimau (Robert Flaherty, 1922) ou encore Robin des bois avec Douglas Fairbanks (Allan Dwan, 1922).
Rentré à Paris après une enfance à l’étranger, il fréquente, durant son adolescence, Montparnasse, la poésie, la peinture et le jazz. Il développe une passion : fasciné par les collections ethnographiques du musée de l’Homme et par le cinéma, il devient un observateur de l’Histoire des hommes.

« Le coup de foudre eut lieu au coin du Boulevard Montparnasse et du Boulevard Raspail au printemps 1934 (…) deux grandes pages de la revue Minotaure, la photo inoubliable des masques Kanaga, et la peinture métaphysique de Chirico (…) Tout à coup, c’était la rencontre du merveilleux. » — Jean Rouch

Un témoin de l’Histoire

L’histoire de Jean Rouch est celle d’un ingénieur des ponts et chaussés devenu aventurier. Lors de la France Occupée, il rejoint en 1941 le Niger. Là-bas, il assiste lors d’un chantier à une scène qui le marquera : des ouvriers sont foudroyés et un rituel est pratiqué sur les morts.

C’est alors le déclic de sa vocation d’ethnologue. Cette vocation se développera en compagnie de Théodore Monod qui le prend sous son aile lorsqu’il est expulsé du Niger. Il participe à la Seconde Guerre Mondiale au sein des Forces Françaises Libres, à Berlin. Cela laissera une trace profonde en lui. La désolation, la désillusion lui donne envie de partir. Il est un peu le reflet de la jeunesse française de cette époque.

« La jeunesse française sortant de l’Occupation ou de la Libération, des Forces Combattantes ou des maquis fut prise d’un extraordinaire désir d’évasion… Le Musée de l’Homme devint effectivement un pôle d’attraction considérable (où) se formèrent spontanément des équipes de jeunes bénévoles prêts à partir pour le Groenland, la Terre Adélie, Bornéo, la Terre-de-Feu, la Nouvelle-Guinée ou l’Afrique » — Jean Rouch

Lui et ses amis font le pari fou de faire la descente du fleuve Niger, de la source à l’embouchure. Ils réussissent et obtiennent le Prix Liotard du Club des explorateurs.

Cinéma direct et récompenses

Jean Rouch est le créateur du cinéma direct — s’inspirant de Robert Flaherty et Dziga Vertov — qualifié plus tard de transe créatrice.
Parmi ses films les plus marquants : Les maîtres fous (1954-1957), Moi, un Noir (1957-1959), prix Louis-Delluc ; Chronique d’un été (1960-1961), co-réalisé avec Edgar Morin, prix de la Critique au Festival de Cannes ; La Chasse au lion à l’arc (1958-1965), Lion d’or au Festival de Venise ; Petit à petit (1968-1971) ; Cocorico ! Monsieur Poulet (1973-1974) ; Madame l’eau (1992-1993), grand prix international de la paix au Festival de Berlin.
En plus de son activité artistique, il était directeur de la Cinémathèque Française ainsi que directeur de recherche honoraire au CNRS et Secrétaire général au Comité du film ethnographique.

En plus de cette exposition à la BnF, à l’occasion du 100ème anniversaire aura lieu une exposition dans le cadre du 36ème festival international Jean Rouch organisé par le Comité de films ethnographiques, en partenariat avec Suez et le Musée de l’Homme.

« Ganji Kangamorou gamourou, la  »brousse qui est loin que loin  », le  »pays de nulle part  »… Ce pays-là, c’est un pays de sable, de poussière, un pays de brume. Ce sondes forêts sans chemin, ce sont des montagnes dit les noms ont été oubliés (…) Au pays de nulle part, tu peux rêver, tu peux inventer… »

Décédé en 2004, à l’âge de 86 ans et considéré comme le créateur de l’ethno-fiction, un sous-genre du docu-fiction, Jean Rouch reste l’un des théoriciens fondateurs de l’anthropologie visuelle et fait partie de ces personnages d’exception qui insufflent cette envie d’aller toujours plus loin à l’aventure et à la rencontre de l’autre. Venez à la BnF souffler ses 100 bougies et allez à sa rencontre !

 

Infos pratiques :

Exposition Jean Rouch, l’Homme-Cinéma

  • Du 26 septembre au 26 novembre 2017
  • BnF  François-Mitterrand
    Quai François Mauriac, Paris XIIIe
    Allée Julien Cain & Galerie des donateurs
  • Du mardi au samedi 10h-19h
    Dimanche 13h-19h
    Fermeture lundi et jours fériés
  • Entrée libre

Hermann Singh Aujla

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