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Daesh chassé de Raqqa, attentat en Somalie, le roi d’Espagne reprend la Catalogne…. Semaine en bref #62

SOMALIE : Double attentat meurtrier à Mogadiscio La capitale somalienne a été frappée par un attentat sanglant. Deux voitures piégées ont explosé dans un quartier commerçant de Mogadiscio dans la soirée du samedi 14 octobre. Le bilan de perte humaine est terrible et ne cesse d’être revu à la hausse. Selon les dernières informations du […]

SOMALIE : Double attentat meurtrier à Mogadiscio

La capitale somalienne a été frappée par un attentat sanglant. Deux voitures piégées ont explosé dans un quartier commerçant de Mogadiscio dans la soirée du samedi 14 octobre. Le bilan de perte humaine est terrible et ne cesse d’être revu à la hausse. Selon les dernières informations du gouvernement somalien donné ce samedi, on dénombre au moins 358 morts, 228 blessés et 56 disparus. L’attaque n’a toujours pas été revendiquée mais les autorités pensent que le groupe islamiste somalien al-Shebab en serait l’auteur. Lors d’une cérémonie en hommage aux victimes mercredi 18 octobre le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a affirmé continuer la lutte contre le groupe terroriste qui “massacre [leur] peuple”.

SYRIE : Daesh perd Raqqa

Ce mardi 17 octobre, la coalition internationale a affirmé avoir « totalement » repris la ville de Raqqa. La grande opération pour la reconquête de la ville, auto-proclamée capitale de l’Etat islamique, avait été lancée il y a cinq mois par les FDS, Forces démocratiques syriennes, une alliance de combattants arabes et kurdes avec le soutien des Etats-Unis et des Occidentaux. Selon le FDS « tout est fini […] il y a actuellement des opérations de ratissage pour éliminer les cellules dormantes, si on en trouve, et pour déminer la ville ». Selon l’OSDH, Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, la bataille de Raqqa aurait fait 3250 morts dont 1130 civils en quelques mois. À l’heure actuelle, Daesh continue à exister comme une organisation mais de manière déterritorialisée, avec des institutions comme des personnalités symboliques ou des tribunaux islamiques permettant d’entretenir un ancrage local.

POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron

Dimanche dernier, Emmanuel Macron a livré son premier grand entretien télévisé sur TF1. Pendant plus d’une heure il a parlé de ses mesures et a essayé d’en faire la pédagogie. Il s’est notamment défendu d’être « le président des riches » tout en affirmant que la jalousie envers les riches ne pouvait pas être une solution viable pour l’économie française et qu’il voulait « qu’on célèbre ces réussites ». 9,5 millions de téléspectateurs étaient au rendez-vous. Ils ont pu voir le chef de l’Etat revenir timidement sur son projet d’ouvrir la PMA (Procréation Médicalement Assistée) à toutes les femmes en 2018, en affirmant ne pas vouloir « imposer les choix en brutalisant les consciences ». Il a également assuré avoir entamé les démarches pour retirer la Légion d’Honneur au producteur américain entaché par des histoires de harcèlement sexuel, Harvey Weinstein. Il a aussi affirmé qu’il comptait se rendre en Iran, ce qui serait la première visite d’un chef d’Etat français en Iran depuis 1976.

CATALOGNE : Madrid reprend la main et met la région sous tutelle

Le roi d’Espagne, Felipe VI, a finalement pris la parole sur la crise qui oppose actuellement son pays et la région indépendantiste de la Catalogne. Le roi Felipe a publiquement dénoncé « une tentative inacceptable de sécession » ce vendredi 20 octobre. Le monarque a déclenché une réunion exceptionnelle du conseil des ministres espagnols, pour adopter un article de la Constitution visant à mettre sous tutelle la région. Il s’agit plus précisément de l’article 155 de la Constitution espagnole, qui s’attaque à toute région qui « ne respecte pas les lois ou porte gravement atteinte à l’intérêt général ». Cette dernière devrait pouvoir permettre au gouvernement de Madrid de reprendre la main sur la Catalogne et de mettre la région indépendantiste sous tutelle. De concert avec le roi, le chef du gouvernement Mariano Rajoy suspend l’autonomie de la région. Il a appelé le Sénat à destituer le gouvernement catalan nouvellement constitué de Carles Puigdemont, depuis le référendum pour l’indépendance.

FRANCE : Réforme sur l’ISF adopté par l’Assemblée

Les députés ont adopté vendredi 20 octobre la réforme sur l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) après des semaines de polémique. Cette réforme consiste en la suppression de l’impôt payé par 350 000 foyers ayant un patrimoine net supérieur à 1,3 millions d’euros puis de le remplacer par un autre impôt au même seuil et taux mais qui ne concerne que les biens immobiliers, appelé impôt sur la fortune immobilière (IFI). Selon les estimations, ce nouvel impôt rapporterait 900 millions d’euros à l’Etat soit 3,2 milliard d’euros en moins qu’avec l’ISF.

IRAK : combats entre les forces kurdes et irakiennes

Après que les deux flancs (combattants kurdes et soldats irakiens) soient parvenus à repousser la présence de Daesh sur le territoire, ces deux camps s’interposent et s’affrontent aujourd’hui. L’Irak continue de craindre une prise du pouvoir des combattants kurdes sur des pans du territoire, d’autant plus depuis que le référendum pour un Kurdistan irakien a été voté à la majorité. La ville de Kirkouk par exemple, dans le nord-est du pays vient d’être reprise par les Irakiens aux peshmergas, les combattants kurdes. L’autorité de Bagdad a demandé comme ultime recours aux dirigeants kurdes de retirer leurs peshmergas de Kirkouk et d’annuler le référendum d’indépendance, ce qui n’a pas été fait et a mené à l’offensive pour la reconquête de la ville, des mains des Kurdes.

FRANCE : Projet de loi antiterroriste définitivement adopté par le Parlement

Une semaine après l’Assemblée nationale, le Sénat a examiné et validé le projet de loi antiterroriste du gouvernement mercredi 18 octobre. La loi antiterroriste de Macron est censée remplacer l’état d’urgence en vigueur depuis les attentats de 2015. Il permet de renforcer les pouvoirs des représentants de l’Etat. Les autorités pourront fermer un lieu de culte, assigner un individu dans un périmètre délimité par eux-mêmes sans autorisation judiciaire préalable.

ROYAUME-UNI : Londres pose un ultimatum à l’Irlande du Nord

Depuis les dernières élections régionales, en mars dernier, l’Irlande du Nord peine à former un gouvernement de coalition. En effet, unionistes (parti DUP Democratic Unionist Party) et nationalistes (parti Sinn Féin) s’opposent… Et le gouvernement britannique vient de poser un ultimatum. L’Irlande du Nord a donc jusqu’au 30 octobre pour réussir à former une coalition, sans quoi Londres viendrait reprendre la gestion de la région. Jusqu’à présent l’Irlande du Nord fonctionnait sous une coalition DUP/Sinn Féin, mais en janvier dernier le vice-Premier Ministre Martin McGuinness (Sinn Féin) a démissionné pour protester contre le gouvernement de la Première Ministre Arlene Foster (DUP). Dès lors la coalition a éclaté et les deux partis ne sont toujours pas arrivés à un compromis. Du côté de Londres la perspective d’une intervention est de plus en plus grande, comme l’a annoncé le ministre chargé de l’Irlande du Nord James Brokenshire, annoncé « Les perspectives [d’accord] ne sont pas très positives » et « nous prenons le chemin d’un renforcement de l’intervention de Westminster ».

ITALIE : Référendum pour plus d’autonomie pour la Lombardie et la Vénétie

Après la Catalogne, les habitants des deux régions les plus riches d’Italie la Lombardie et la Vénétie sont invitées à voter ce dimanche pour renforcer leur autonomie. Contrairement à la Catalogne, ce scrutin est consultatif et validé par la Cour constitutionnelle. Les présidents des deux régions, qui sont à l’initiative de ce référendum, réclament plus de pouvoirs en matière d’infrastructure, d’éducation, de santé ou encore de fiscalité.

ETATS-UNIS : Bush et Obama attaquent la politique de Trump

Les anciens présidents George Bush et Barack Obama se sont permis de commenter l’action de leur successeur à la Maison Blanche ce jeudi 20 octobre. Une situation inhabituelle aux États-Unis. Tous les deux en déplacement, le premier dans une conférence et le second dans un meeting, n’ont pas hésité à attaquer la politique Donald Trump sans pour autant le nommer. George Bush a dénoncé une détérioration du débat public en proie aux “théories de complot et aux manipulations” et une montée du nationalisme. Le 44e président a quant à lui dénoncé une “politique actuelle” archaïque, qui a “50 ans de retard”.

 

Rédigé par Marie Mougin et Gaëlle Kabongo

La rédaction

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