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L'année en bref !

ETATS-UNIS : L’élection présidentielle américaine et ses conséquences sur la scène internationale   Sûrement la nouvelle la plus étonnante de l’année. Alors que toute la classe politique internationale était sûre que Hillary Clinton allait remporter la Maison Blanche, c’est au subversif Donald Trump que revient la présidence des États-Unis, le 8 novembre 2016 pendant quatre […]

  • ETATS-UNIS : L’élection présidentielle américaine et ses conséquences sur la scène internationale  

Sûrement la nouvelle la plus étonnante de l’année. Alors que toute la classe politique internationale était sûre que Hillary Clinton allait remporter la Maison Blanche, c’est au subversif Donald Trump que revient la présidence des États-Unis, le 8 novembre 2016 pendant quatre années. L’Etat fédéral soupçonne la Russie de s’être ingérée dans la présidentielle et dans la campagne de Donald Trump ce que nie ce dernier.

Entré en fonction le 20 janvier 2017, l’administration Trump n’a pas tardé à faire la différence. Cinq jours après son investiture, Trump a déjà signé un décret contre l’IVG et interdit l’entrée sur le sol américain aux ressortissants de sept pays tous à majorité musulman. S’en suit une bataille judiciaire,

Le 1er juin, nouveau coup de théâtre. Le président américain a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord sur le climat. Sa popularité s’est retrouvé au plus bas, lorsque son fils Donald Trump Jr a admis avoir eu des contacts avec des personnalités russes pour assurer la défaite de Clinton.

 

  • IRAK / SYRIE : La coalition arabo-occidentale a lancé ses grandes offensives et a déjà libérée Mossoul

Cette année la coalition arabo-occidentale, est parvenu à reprendre plusieurs territoires contrôlés par l’Organisation État Islamique, et notamment les deux grandes villes de Raqqa et Mossoul. La coalition est composée des FDS : Forces Démocratiques Syriennes, un regroupement de combattants en majorité kurdes, et de l’armée irakienne, avec le soutien d’une coalition internationale anti-djihadiste d’une soixantaine de pays, menée par les États-Unis.

La grande offensive pour libérer Mossoul, deuxième ville la plus importante d’Irak, a été lancée le 17 octobre dernier. Et ce 09 juillet, le Premier Ministre irakien, Haïdar al-Abadi a annoncé sa libération, des forces de Daesh.Quant à Raqqa (Syrie) la bataille pour la libérer a été lancée ce 06 juin, et elle est menée de façon simultanée sur pas moins de six fronts autour de la ville, trois à l’Est, deux au Nord, et un à l’Ouest. Selon l’émissaire spécial des Etats-Unis, Brett McGurk, 2000 djihadistes sont encore retranchés à Raqqa. Et toujours selon ses dires, l’OEI a perdu 78% et 58% des territoires qu’elle détenait en respectivement en Irak et en Syrie. Ces progressions ont été rendues possibles par les intenses raids aériens, fournis par la coalition internationale. Malheureusement de tels raids font de nombreuses victimes dans la population civile…

 

  • TURQUIE : Erdogan hyperprésident, purges et montée de l’autoritarisme

Depuis le putsch raté d’il y a un an, le 15 juillet 2016, la Turquie a connu une dérive autoritaire sans précédent. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, une fraction de l’armée s’est soulevée, soutenu par un certain nombre de civils, et s’est emparé d’avions de chasse et d’hélicoptères, semant ainsi la panique dans les rues d’Istanbul et d’Ankara. Les putschistes ont ciblé tout particulièrement le Parlement et le Palais présidentiel, avant d’être arrêté par les militaires loyalistes du pouvoir turc. Dès le 20 juillet, Recep Tayyip Erdogan proclamait l’état d’urgence. Cet état d’urgence a permis au président de restreindre les libertés individuelles : couvre-feu, droit de manifester… et a pu faciliter les arrestations sous prétexte de soupçons d’implication dans une organisation terroriste.

Depuis juillet 2016, le gouvernement turc a également arrêté et limogé des milliers de personnes : 150 médias ont été arrêtés, 50 000 personnes ont été arrêtées sans chef d’accusation, 100 000 ont été limogées ou suspendues, dans le domaine politique, judiciaire, militaire et universitaire. A la veille de la commémoration du putsch raté, une nouvelle purge s’est abattue sur 7 000 policiers et soldats. Et le 16 avril dernier, Erdogan a lancé un plébiscite à la population pour adopter 18 amendements constitutionnels visant à renforcer ses pouvoirs. Et même s’il a été adopté de justesse, à 51%, le référendum est passé, créant ainsi un hyperprésident qui concentre dans ses mains l’essentiel du pouvoir exécutif et judiciaire.

Le poste de Premier Ministre devrait disparaitre, le président sera à la fois chef de l’État, chef du gouvernement et chef du parti politique majoritaire au Parlement. Il pourra aussi rédiger lui-même le budget, intervenir dans le fonctionnement de la justice en désignant lui-même les principaux fonctionnaires de l’appareil judiciaire, et contourner le Parlement en gouvernant par décret. La réforme devrait entrer en vigueur après les prochaines élections générales en 2019.

 

  • TERRORISME : Attentats revendiqués par l’organisation Etat islamique

L’année écoulée a encore été le théâtre de nombreuses terroristes commandités et revendiqués par les djihadistes de Daech. C’est aussi l’année des commémorations des attentats survenus l’année dernière en Belgique et en France. En Turquie, un soldat de Daesh a provoqué une fusillade dans une célèbre boite de nuit le soir du nouvel an plus d’une quarantaine de morts. Une attaque au camion à Berlin en décembre sur un marché de Noël, douze personnes ont perdu la vie et une cinquantaine de blessés. Même procédé au pont de Westminster et à Stockholm. Le 22 mars, cinq morts à Westminster et le 7 avril à Stockholm également. Aux Champs-Elysées, un policier est mort sous les balles d’un terroriste le 20 avril. A Manchester à la fin d’un concert, un kamikaze a explosé 22 personnes y ont laissé la vie. En juin, au London Bridge et Borough Market, une attaque au camion et coups de couteau a fait sept morts et une quarantaine de blessés. En Iran, à Téhéran, un double attentat cause la mort de 17 morts et une dizaine de blessés. La branche égyptienne de l’EI a perpétré plusieurs attentats en Égypte contre la communauté copte faisant près d’une cinquantaine de morts. Le 31 juillet, Daech a revendiqué l’attaque d’une ambassade d’Irak à Kaboul.

 

  • CORÉE DU NORD : Multiplication des tirs de missiles et des essais nucléaires

Depuis début 2016, la Corée du Nord a effectuée des dizaines de tirs de missiles cinq essais nucléaires. Une escalade militaire qui inquiète toute la communauté internationale. L’ONU a déjà mis en garde le pays à plusieurs reprises, lui interdisant de poursuivre ses programmes balistiques et nucléaires, en vain. Le dernier tir de missile en date a été lancé le 05 juillet dernier et selon les experts la Corée du Nord est dorénavant en capacité d’atteindre l’Alaska.

Le président américain a promis de faire preuve d’une grande fermeté, et pour Washington le recours à une riposte militaire n’est pas exclu. Les États-Unis ont également présenté, avec le soutien de la France, une proposition de réforme des sanctions de l’ONU contre Pyongyang, afin de les renforcer. Et  en ce début du mois d’août l’ONU a donné gain de cause à Washington : la Corée du Nord est désormais soumise à des sanctions économiques portant sur les  exportations de charbon, de fer et de pêche de Pyongyang sont interdites. Ces sanctions devraient lui faire perdre près d’un milliard de dollars de revenu.

 

  • BREXIT : Le récit d’un divorce intra européen (mars)

Le divorce a été officialisé le 29 mars. Après 44 ans d’alliance, le Royaume-Uni a déclenché l’article 50 du traité européen pour sortir de l’Union européenne. Pour bien mener la sortie du pays dans l’Union européenne, Theresa May a fait une demande, le 19 avril, d’avancer la date des législatives. Pourtant lors du scrutin le 8 juin, elle en ressort plus affaiblie. Le parti conservateur a perdu la majorité absolue dans la Chambre des Communes.

Du côté de l’UE, le 29 avril, les chefs d’Etat des 27 pays se sont réunis pour établir une stratégie dans les négociations du Brexit. Les négociations sont ouvertes depuis le 19 juin. A Bruxelles, le montant de la facture s’élèverait à 100 milliards d’euros pour le Royaume-Uni. Un quotidien britannique affirme que le gouvernement de Theresa May serait prêt à débourser 40 milliards d’euros.  Les droits des citoyens expatriés notamment les 3 millions d’Européens sur le sol anglais est aussi un sujet de négociation.

 

  • GUERRE CIVILE EN SYRIE : Bachar el-Assad reprend du terrain et utilise les attaques chimiques

Cette année les forces loyalistes de Bachar el-Assad ont reconquis du terrain sur les positions des « rebelles », notamment grâce à l’appui du Hezbollah, de l’Iran et de la Russie. Le 22 décembre, le régime syrien a repris la totalité de la ville d’Alep. Au 29 janvier, l’armée syrienne a repris le contrôle de la région Wadi Barada, considérée comme cruciale pour l’approvisionnement en eau de Damas. Et le 21 mai, les forces du régime ont remis la main sur la totalité de Homs, quartier de Damas et bastion rebelle. Le 04 avril, un bombardement a fait la Une des médias : une attaque présumée chimique, tuant 74 civils, dans la province de Khan Cheikhoun. L’attaque a été rapidement attribué au régime syrien, que ce dernier continue toujours de nier, et a menée l’armée américaine à attaquer une base militaire syrienne, une première depuis le début de la guerre civile. Les enquêtes de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) ont pu confirmer l’utilisation de gaz sarin, toxique, lors de cette attaque.

Quant à la communauté internationale, à ce jour les Etats-Unis ont mis fin à leur programme de soutien à l’ASL : Armée Syrienne Libre, la branche modérée de l’opposition (armes, entraînement, financement) et en France, Emmanuel Macron a annoncé que la destitution de Bachar el-Assad n’était plus une priorité aujourd’hui, et envisagerait de négocier avec lui pour lutter contre le terrorisme, son premier objectif.

 

  • MOYEN-ORIENT : Isolement diplomatique du Qatar pour soutien et financement du terrorisme (juin)

Une crise diplomatique sans précédent sévit actuellement dans les pays du Golfe. Ce 05 juin 2017, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman et l’Égypte ont rompu toutes relations diplomatiques avec le Qatar, pour soutien et financement du terrorisme international. Tous ces pays ont rappelé leurs ambassadeurs, ordonné à tous les qataris présents sur leur territoire de quitter le pays, et interdisent au Qatar d’utiliser leurs espaces aériens respectifs.

Il n’y a aucune preuve formelle comme quoi le Qatar finance directement des organisations terroristes, mais le pays est accusé d’héberger des groupes islamistes et radicaux qui eux-mêmes financent le terrorisme. La capitale, Doha, abriterait ainsi une demi-douzaine d’individus qui financent à titre privé des organisations terroristes comme le Front Al-Nosra en Syrie et Daesh. Dernièrement, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont déclaré neuf personnalités et neuf organisations et médias qataris de « terroristes ».

 

  • FRANCE : Bilan d’une présidentielle violente et le début du mandat d’Emmanuel Macron

L’élection présidentielle française de 2017 a été riche en rebondissements. François Hollande ne s’est pas représenté à son propre poste. Nicolas Sarkozy a été éliminé des primaires de la droite dès le premier tour. Manuel Valls a perdu contre Benoît Hamon en janvier.

Épisode majeur de l’élection présidentielle :  le Canard Enchaîné a révélé le 25 janvier que l’épouse du candidat des Républicains aurait été rémunéré comme attachée parlementaire pendant huit ans alors qu’elle n’aurait jamais occupé ce poste. Une semaine après le PenelopeGate, les enfants du couple sont aussi soupçonnés d’emploi fictifs. Une tempête médiatique s’est abattu sur le candidat de la droite. En plein tourment, ce dernier a refusé de retirer sa candidature à la présidentielle même après sa mise en examen. François Fillon n’est pas le seul à être la cible de la justice. Le parti de la candidate frontiste, Marine Le Pen, est aussi soupçonné d’emplois fictifs d’assistants parlementaires au Parlement européen. Elle a d’ailleurs refusé de se présenter à la convocation des juges et avait promis de s’y rendre à la fin des élections.

En mars, onze candidatures ont été validés : Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, François Asselineau, Jean Lassalle et Nathalie Arthaud.  Le premier débat télévisé a fait polémique car ils réunissaient seulement les candidats les plus médiatisés. Les candidats se sont souvent attaqués entre eux dans les deux débats télévisés chacun a eu sa punchline.

Le 23 avril, premier tour aux urnes. Macron a fini en tête, en seconde position Marine Le Pen. La classe politique et François Hollande ont appelé à voter Emmanuel Macron et faire barrage au Front National. Les appels et manifestations n’ont pas le même impact qu’en 2002. Nicolas Dupont-Aignan s’est allié avec Marine le Pen qui lui a promis Matignon en cas de victoire. Le débat traditionnel de l’entre-deux-tour a été sujet aux railleries des internautes. Un débat ponctué d’attaque et qui a précipité la défaite de Marine Le Pen. Le 7 mai, Emmanuel Macron est élu président de la République avec 65% des voix. On enregistre cependant un record historique d’abstention.

Aux législatives, La République en Marche a emporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale cependant près un Français sur 2 ne s’est pas déplacé aux urnes.  Macron a choisi comme Premier ministre Édouard Philippe (LR) et a constitué un premier gouvernement paritaire avec des politiciens et des citoyens issus de la société civile. Sur fonds d’affaires judiciaires, Richard Ferrand et François Bayrou sont contraints de quitter le gouvernement. A l’international, le président Macron séduit notamment quand il a détourné le slogan de campagne de Trump à l’annonce du retrait des États-Unis des accords de Paris “Make our planet great again”.

 

  • AMÉRIQUE DU SUD : Accord de paix historique entre la Colombie et les FARC

Après plus d’un demi-siècle de guérilla les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, considérée comme organisation terroriste) ont déposé les armes. C’est la fin de la plus longue et de la plus meurtrière guérilla d’Amérique du Sud : en 52 ans, le conflit armé opposant la Colombie et les FARC a fait 260 000 morts et 45 000 disparus…

Les pourparlers de paix commencèrent en 2012, et mirent quatre ans avant d’aboutir à un véritable accord de paix en novembre 2016. La population colombienne avait tout d’abord rejeté par référendum (mais de peu, à 50,2 %) les négociations qui prévoyaient dédommagement pour les victimes des actes terroristes, lutte contre le narcotrafic, mais aussi et beaucoup plus controversé : une justice spéciale permettant aux FARC un retour à la vie civile, avec amnistie pour la majorité d’entre eux. Mais finalement, cet accord est passé, via l’approbation du Parlement colombien. Les FARC comptent désormais lancer leur propre parti politique, en vue des prochaines élections générales colombiennes, en 2018.

 

  • FRANCE : Mouvement social en Guyane (mars)

Le 23 mars avait commencé le mouvement de contestation en Guyane qui a paralysé le territoire pendant plusieurs semaines. Lancé majoritairement par le groupe luttant contre la délinquance les 500 frères, les Guyanais réclamaient au gouvernement un plan d’aide pour l’éducation, l’emploi, la santé et pour lutter contre l’insécurité dans la région. Des grèves générales ont été lancé, les écoles et commerces ont été fermés.  Des villes bloquées par des barrages et le trafic aérien et maritime se sont retrouvés fortement perturbé en conséquence.

Le Premier ministre de l’époque Bernard Cazeneuve avait, en premier lieu, envoyé une délégation de hauts fonctionnaires ce qui a accentué la colère des grévistes. Sous la pression, le chef du gouvernement a fini par envoyer une délégation interministérielle. Le ministre de l’Intérieur Michel Fekl et la ministre de l’Outre-mer Ericka Bareigts ont atterri, le mercredi 29 mars, à Cayenne pour négocier un plan de développement. Le vendredi 21 avril, un accord à hauteur de trois milliards d’euros a été signé entre le collectif Pou la Gwiyann dékolé et les représentants du gouvernement mettant fin au conflit.  

 

  • GUÉRILLA ESPAGNE / PAYS BASQUE : après 50 ans de conflit, l’ETA dépose les armes

Après 50 ans de conflit armé, l’ETA : Euskadi Ta Askatasuna a elle-aussi déposé les armes. Premier pas vers une disparition définitive de l’organisation terroriste, qui a fait en cinq décennies 829 morts. Née en 1959 pour lutter contre le franquisme et pour réclamer l’indépendance du Pays Basque et de Navarre, l’ETA avait continué sa lutte bien après la mort de Franco en 1975 et le processus de démocratisation opéré par son successeur le roi Juan Carlos. Une partie de ses membres retournait à la vie civile pour former le Parti Socialiste Basque, tandis que l’autre partie continuait la lutte armée, accentuant même les sabotages et les attentats à la fin des années 70 et au début des années 80.

L’ETA était en perte de vitesse depuis quelques années : absence de ressources, matériel obsolète… et surtout manque d’appui au sein de la société basque, dont l’électorat radical est parti rejoindre la formation alternative de gauche Podemos. En 2011, l’ETA annonçait abandonner la lutte armée, toutefois, l’organisation a tardé avant d’opérer à sa reddition totale, en espérant pouvoir négocier avec le gouvernement espagnol le sort de ses prisonniers, en vain. Finalement, six ans après l’annonce du cessez-le-feu permanent, l’ETA a enfin déposé ses armes au mois d’avril.

 

  • Un bilan sur la crise migratoire et politique européenne sur l’immigration

À l’international, selon un rapport de Frontex 180 000 personnes ont tenté la traversée de la Méditerranée pour atteindre l’Italie en 2016 et les chiffres ne cessent d’augmenter. L’Italie a secouru et accueilli en urgence près de 80 000 migrants qui tentaient de traverser depuis le début de l’année. Le pays fait pression sur ses voisins européens pour endiguer la crise migratoire.

En France, la crise migratoire se ressent dans les camps de migrants.  “La Jungle de Calais”, un camp de migrants souhaitant se rendre en Grande-Bretagne, a été démantelé dans la semaine 24 au 30 octobre 2016 sous le feu des caméras. Dans la capitale, la préfecture de police a souvent effectué des évacuations de campement de migrants notamment à Stalingrad le 4 novembre 2016 et à La Chapelle le 7 juillet. Emmanuel Macron a annoncé la création de centre d’examen dès cet été pour étudier les demandes d’asile afin d’éviter la périlleuse traversée de la Méditerranée.

 

  • VENEZUELA : Quatre mois de contestations anti-gouvernement

Le pays connaît une crise majeure depuis le mois d’avril. Les habitants manifestent le départ du président Nicolas Maduro. En avril, le président vénézuélien a perdu les élections législatives et a refusé de composer un gouvernement avec des membres de l’opposition. De grandes manifestations ont eu lieu toutes réprimées par l’armée. En mai, ce dernier fait appel à une assemblée constituante et des citoyens pour rédiger une nouvelle constitution ce que l’opposition a contesté vu comme une manière de donner les pleins pouvoirs au président. Le 5 juillet, jour de la fête nationale, les partisans du président ont assiégé le Parlement qui est majoritairement composé de l’opposition. Douze personnes ont été blessées.

Les manifestations se font de plus en plus violentes, 120 personnes ont perdu la vie depuis. Dimanche 30 juillet a lieu le vote d’une assemblée constituante très controversée pour rédiger une nouvelle constitution. Ces membres dirigeront le pays en cas de crise et leurs pouvoirs surpasseront du chef de l’Etat. Le scrutin s’est déroulé sous tension, dix personnes sont mortes. L’opposition a boycotté le vote donc les élus sont majoritairement pro-Maduro. Plusieurs pays ne reconnaissent pas l’Assemblée constituante. Le lendemain, les Etats-Unis ont annoncé des sanctions juridiques et financières contre le pays ce que Maduro a immédiatement rejeté. Ce dernier souhaite s’entretenir avec Donald Trump.

 

  • ROUMANIE : révolte générale contre la corruption

La Roumanie a été secouée de multiples manifestations cette année, des milliers de Roumains sont descendus dans la rue pendant plusieurs mois pour protester contre des réformes qui pénaliserait en partie la corruption. Sous couvert d’une nécessité de désengorger les prisons, le gouvernement roumain entreprenait plusieurs réformes judiciaires visant à assouplir la législation anti-corruption.

Le pouvoir exécutif prévoyait ainsi de réduire les peines de prisons pour abus de pouvoir de sept ans et plus, à trois ans, mais aussi introduire un seuil minimum d’argent escroqué ou corrompu : 200 000 lei (soit 44 000 euros), somme en dessous de laquelle aucune corruption ou enquête pour corruption ne vaudrait la peine d’être ouverte. Enfin l’exécutif roumain comptait également instaurer un système de prescription, et exempter toutes ces infractions qui sont dénoncés plus de six mois après les faits de toute poursuite. Pour la population, cela revenait à gracier les condamnés pour faits de corruption, et dépénaliser le trafic d’influence et les pots-de-vin…

Ils sont sortis dans la rue pendant plusieurs mois, à intervalles régulières, interpellant la communauté européenne et appelant leur Premier Ministre Sorin Grindeanu à la démission. Finalement, la pression de la rue, mêlée à celle des États-membres de l’Union Européenne ont eu raison du gouvernement de Sorin Grindeanu, qui a retiré le décret. Toutefois, ce dernier refuse toujours de démissionner malgré la demande de l’opinion publique roumaine.

 

  • RD-CONGO : Crise institutionnelle et politique

Alors que les élections présidentielles devaient se tenir en novembre, le gouvernement de Joseph Kabila, l’actuel président de la République Démocratique du Congo, n’a pas censé de les repousser prétendant manquer de financement. Bien que son mandat se soit achevé le 20 décembre 2016 et qu’il ne peut plus se représenter selon la constitution, le président congolais se maintient toujours au pouvoir.

Le parti de l’opposition UDPS a appelé le peuple à manifester. Les manifestations ont toutes été réprimées sévèrement. Près d’une cinquantaine de congolais sont morts et plusieurs arrestations ont eu lieu.  Sous la direction de l’Église catholique, les négociations entre la majorité et l’opposition ont pu aboutir à un premier accord le 31 décembre. La date précise des élections présidentielles reste inconnue et Kabila demeura président jusqu’à la tenue d’un scrutin. L’opposition se retrouve divisée après le décès de leur leader historique du parti Étienne Tshisekedi, le 1er février.

Le 20 juillet, l’hebdomadaire américain Bloomberg a publié un rapport accablant sur la fortune du clan Kabila. Propriétaire de 73 000 hectares en République démocratique du Congo, la famille possède l’intégralité ou des parts dans au moins 80 sociétés. Ceci leur génère plusieurs centaines de millions de dollars. Ce rapport a suscité de nombreuses critiques alors que les caisses de l’Etat sont vides.

Des journées “villes mortes” ont été organisé par l’opposition les 8 et 9 août toujours pour protester contre Joseph Kabila. Le gouvernement a depuis limité l’accès internet dans le pays.

 

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

La rédaction

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