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Le pari « delorsien » d'Emmanuel Macron pour relancer l'Europe

Tout au long de sa campagne, Emmanuel Macron a souhaité insister sur un point : sa farouche volonté de réformer l’Europe. Presque un mois après son élection et deux semaines après sa première visite à Berlin, le nouveau président de la République compte dès cet été mettre en place une stratégie rappelant étrangement le pari […]

Tout au long de sa campagne, Emmanuel Macron a souhaité insister sur un point : sa farouche volonté de réformer l’Europe. Presque un mois après son élection et deux semaines après sa première visite à Berlin, le nouveau président de la République compte dès cet été mettre en place une stratégie rappelant étrangement le pari tenté dans les années 1980 par un certain Jacques Delors.

« Tout commencement est habité par un charme ». Tels sont les mots prononcés par la chancelière allemande Angela Merkel lors de sa première rencontre officielle avec Emmanuel Macron, citant l’écrivain et poète allemand Hermann Hesse. En laissant entendre que tout début de relation franco-allemande démarre sous les meilleurs auspices, la chancelière semble avertir des difficultés à venir. Cette première visite à Berlin marque pour le nouveau président de la République française le début d’une entreprise qui s’annonce titanesque : réformer l’Europe.

Le projet d’Emmanuel Macron est, au-delà des caricatures, relativement ambitieux. Si les règles concernant les dettes et les déficits des pays membres de la zone euro ne devraient pas être remis en cause (3% de déficit, 60% de dette en termes de PIB), Emmanuel Macron a d’ores et déjà annoncé que de nombreux sujets seront très rapidement à l’agenda européen.

Dans son livre Révolution et tout au long de sa campagne, il a en effet indiqué vouloir donner un nouvel élan à l’Europe. Parmi les objectifs majeurs de ce projet figurent le développement d’un droit d’asile européen, l’instauration d’un ministre des Finances de la zone euro responsable devant un Parlement nouvellement créé, ou encore la dotation des pays détenteurs de la monnaie unique d’un budget commun afin de mettre en œuvre un véritable plan d’investissement.

Un pari français déjà tenté : Emmanuel Macron dans les pas de Jacques Delors

Les mots ont un sens, le nouveau président de la République ne s’en est jamais caché. Dans son livre, Emmanuel Macron explicite ses intentions vis-à-vis de l’Allemagne : « Nous devons demander aux Allemands de procéder chez eux à une vraie relance budgétaire. Ils doivent avancer avec nous sur l’idée d’un budget de la zone euro (…) et sur les investissements d’avenir. » Il ajoute également vouloir « convaincre nos partenaires allemands d’avancer, il nous faut impérativement nous réformer. (…) Un leadership français en Europe implique que nous donnions l’exemple ». Autrement dit, la réalisation de ses ambitions européennes est conditionnée par le respect des traités en vigueur et la réduction des dépenses publiques en France.

Le pari d’Emmanuel Macron n’est pas sans rappeler un calcul fait par un ancien président de la Commission Européenne et ministre sous François Mitterrand : Jacques Delors. Si les contextes sont différents, on ne peut s’empêcher de constater l’existence d’un certain nombre de points communs. Le calcul est en effet le même. Pour avoir gain de cause à l’échelle européenne, des concessions à l’échelle nationale sont nécessaires.

Dans son livre Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ? paru en 2016, Yanis Varoufakis, ancien ministre des Finances de la Grèce, détaille la stratégie de Jacques Delors dans les années 1980 pour construire la zone euro de demain : « Pour combattre l’austérité, ils devraient d’abord l’embrasser, dans le cadre d’une stratégie de lutte intensifiée contre l’austérité. » En d’autres termes, face à l’impossibilité de faire une politique keynésienne isolée en France, démontrer à l’Allemagne une certaine discipline économique devenait impératif pour faire valoir sa ligne politique à l’échelle européenne.

Seulement, il était évident pour Yanis Varoufakis que les élites allemandes ne se soumettraient ni ne se rallieraient jamais au programme des socialistes français ; le raisonnement de Jacques Delors est ainsi de manière troublante assez proche de celui de l’actuel président de la République : « Il s’était persuadé que l’on pourrait convaincre les responsables allemands du bien-fondé du keynésianisme français du moment que Paris démontrerait aux Allemands sa capacité à se discipliner suffisamment pour maintenir le franc aussi fort que le mark, quel qu’en soit le coût. » L’auteur formule dans la foulée plus clairement que « ce n’est qu’une fois que l’on aurait administré des doses suffisamment lourdes à l’économie française (…) que l’on pourrait vaincre l’austérité au niveau de toute l’Europe. »

Un pari retenté mais perdu de nouveau ?

L’Histoire n’a, malheureusement pour lui, pas donné raison à Jacques Delors. L’austérité, même appliquée à l’échelle de la France n’a pas convaincu les élites allemandes de changer leur fusil d’épaule. Malgré les efforts consentis, Jacques Delors n’a réussi ni à réorienter la politique économique française, ni celle de la zone euro.

S’il se garde d’opérer une telle comparaison, Varoufakis explique de la même manière la stratégie d’Emmanuel Macron : « Tout ce que nous voyons, c’est une disposition à faire à l’avance tout ce que l’Allemagne demande, y compris la flexisécurité, l’austérité, et ainsi de suite, dans l’espoir que Berlin accepte en échange certaines de ses réformes de la zone euro avant qu’il ne soit trop tard. »

Les mêmes maîtres mots sont d’ailleurs prononcés à chaque fois pour justifier du choix de réformer d’abord en France pour pouvoir approfondir l’intégration européenne : respecter les traités européens et « réformer », du marché du travail aux services publics en passant par les retraites, est nécessaire pour apparaître crédible, voire même faire figure de « bon élève ».

Le pari de Macron est-il aujourd’hui perdu d’avance ? Difficile de le dire, voire même impossible. D’une part car l’on ne gagne rien à être pessimiste seulement quelques semaines après l’élection présidentielle, et d’autre part parce que l’Allemagne est de moins en moins sourde à de telles demandes.

« Du point de vue allemand, il est possible de changer les traités si cela fait sens », a déclaré à la presse Angela Merkel lors de la réception d’Emmanuel Macron. Cette déclaration laisse entendre l’absence d’une opposition de principe à toute réforme, tout en restant vague sur les réels desseins de l’Allemagne pour l’Europe. Le « sens », qu’on imagine être le « bon sens », ne veut dans ce contexte pas dire grand chose.

Cette prise de position de la chancelière allemande semble tempérer celle du très influent ministre des Finances de l’Allemagne, le Dr Wolfgang Schäuble, qui déclarait le 12 mai au Spiegel que les propositions de réformes du président de la République étaient irréalistes.

Difficile donc d’être catégorique sur le projet politique européen de l’Allemagne, qui a tout intérêt à ce que les pays européens retrouvent rapidement leur chemin vers une croissance stable et plus robuste, notamment pour son commerce extérieur. Les élections législatives allemandes en septembre prochain apparaissent également comme un facteur d’incertitude – même si Angela Merkel part encore une fois grande favorite de ce scrutin.

Le pari delorsien d’Emmanuel Macron apparaît d’autant plus compliqué sur le papier à la lumière de l’histoire européenne plus ou moins récente. Le président de la République lui-même a sans doute conscience de la difficulté de sa tâche. Les réformes qu’il propose sont ambitieuses, et nécessiteront certainement plus d’un quinquennat pour y parvenir.

En réussissant, Emmanuel Macron pourrait permettre de donner un nouvel élan à l’Europe, et potentiellement d’infléchir sa politique économique – au prix, néanmoins, de réformes libérales très certainement douloureuses en France. En échouant, il ne ferait qu’augmenter la défiance envers une Union européenne plus que jamais menacée.

Les Français attendent avant tout des résultats, notamment sur le plan du chômage et de leur qualité de vie. Il faudra pour cela combattre le culte du chiffre instauré par une partie de la classe politique française, qui se contenterait d’un taux de chômage faible dissimulant précarité et pauvreté.

La question n’est pas qu’économique. Il s’agit de choisir quelle société nous voulons pour demain et pour les générations futures. A l’heure où l’euroscepticisme n’a jamais été aussi triomphant, espérons qu’Emmanuel Macron a conscience de l’ampleur de sa mission et des attentes placées en lui.

Alexis Moreno

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