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Lumière sur (R)évolution, l'expo photo du collectif 48+

48+ c’est le collectif qui regroupe les 48 étudiants en Master photographie de l’ENS Louis Lumière, plus ses alumnis. 48+ c’est aussi la talentueuse équipe technique derrière les interviews de Sorb’on pour la présidentielle. 48+ c’est surtout un collectif de passionnés qui regorgent d’idées et de projets. Avec (R)évolution, ils signent leur troisième exposition de l’année. […]

48+ c’est le collectif qui regroupe les 48 étudiants en Master photographie de l’ENS Louis Lumière, plus ses alumnis. 48+ c’est aussi la talentueuse équipe technique derrière les interviews de Sorb’on pour la présidentielle. 48+ c’est surtout un collectif de passionnés qui regorgent d’idées et de projets. Avec (R)évolution, ils signent leur troisième exposition de l’année. Sorb’on a assisté pour vous au finissage le 31 mars dans les locaux de l’Emlyon.

Crédit : Sara KRZYZANIAK

Entre photos et apéro : un finissage convivial

Une foule d’étudiants, de photographes et de curieux se forme dans le Learning Hub de l’Emlyon. « Ah regarde, tes photos sont là ! », s’exclame Antoine, un étudiant de Louis Lumière, à son amie qui expose. L’ambiance est au partage et à la convivialité, tout le monde est là pour admirer le travail des photographes une dernière fois avant le décrochage prévu à 21h30. Pendant trois semaines, les photos des étudiants ont été affichées dans les locaux de l’Emlyon dans le 12ème arrondissement de Paris. Le Learning Hub du campus est un lieu d’exposition idéal. Audrey Bénard, la présidente de 48+, en est très satisfaite : « L’espace est vraiment sympa : c’est neuf, aéré, lumineux, on peut bien se déplacer et il y a de grands murs pour les photos ». Au rez-de-chaussée, les photographes partagent un verre avec les invités qui feuillettent le magazine. Réunissant photos et textes poétiques – certains rédigés par des plumes de Sorb’on – le magazine de (R)évolution donne envie de découvrir l’exposition dans toute son ampleur. Après avoir subtilisé des petits fours, direction le deuxième étage pour déambuler librement et contempler les oeuvres exposées.

Crédit : Sara KRZYZANIAK

« Souvent une évolution est une révolution sans en avoir l’R. ».

(R)évolution est introduite par cette citation de Pierre-Henri Cami, donnant tout son sens au titre de l’exposition. Pour la première fois, un thème a été imposé aux artistes qui souhaitaient se lancer dans l’aventure. « On a cherché un thème et on a trouvé Révolution avec le R entre parenthèses,  comme ça on peut aussi travailler sur l’évolution » nous explique la présidente de 48+. « On a reçu quatorze propositions et finalement on les a toutes acceptées parce qu’elles rentraient bien dans le thème, chacun s’est vraiment approprié le sujet ». Ce thème de (R)évolution offre une vraie dynamique d’ensemble à l’exposition sans jamais brimer la liberté individuelle des photographes. Chacun son style, chacun son oeuvre, et à chaque oeuvre son histoire. Certaines photos sont accompagnées d’un récit, d’une anecdote. On peut ainsi faire la rencontre d’Enzo, trans-genre FtM, dans l’intimité de son appartement. Quelques pas plus loin, on tombe nez à nez avec une affiche de François Fillon, soigneusement décomposée en petits morceaux, comme un poing levé contre la manipulation politique par l’image. De la poétique à la politique, en passant par l’urbanisme et la contemplation du corps sous toutes ses formes, l’exposition est aussi éclectique que réussie.

 

« Éclosion sur coton »

Juliette Alhmah a décidé de travailler sur le corps féminin : « Ça faisait un petit moment que je voulais faire des photos de nu. J’avais peur de me lancer,  par peur peut-être de tomber dans la vulgarité ou dans quelque chose qui ne me plaisait pas. » Elle s’est finalement jetée à l’eau, capturant la beauté du corps androgyne d’une de ses amies dans le huit clos de sa salle de bain. « J’ai relié le nu à mon désir de travailler sur l’évolution du corps et la façon dont on se l’approprie, le rapport que l’on peut avoir à lui, qu’on s’en sente prisonnier parfois ou au contraire qu’on soit hyper à l’aise avec lui ». De ses cinq photos  à l’esthétique épurée se dégage une douceur symbolique : « J’avais une volonté d’avoir un rendu assez doux dans la façon dont j’appréhendais ce rapport au corps qui peut parfois être difficile, principalement au moment de l’adolescence, avec peut être aussi toute la dictature que les femmes peuvent subir dans une violence un peu caché. Je voulais rendre ça assez doux, d’où la volonté des couleurs claires et du flou. » Fière de sa série de photos, une de ses plus abouties selon elle, la photographe se réjouit d’avoir des retours sur son travail lors du finissage. C’est aussi ça le but d’une exposition : écouter, partager et s’enrichir des idées échangées.

Crédit : Sara KRZYZANIAK
Avec quatorze photographes exposés et des séries photos aussi originales que professionnelles, (R)évolution est une réussite et promet un bel avenir à ces jeunes talents. Restez à l’affût, 48+ vous réserve encore de belles surprises !
 
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Prochains événements :
– Rencontre photographique sur la mode et l’évolution de ses codes photographiques
– Nouvelle exposition prévue pour juin

Crédit photo : Maxime DU MESNIL

Albane Guichard

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