/* Chargement de la feuille du style du theme parent */ add_action( 'wp_enqueue_scripts', 'wpchild_enqueue_styles' ); function wpchild_enqueue_styles(){ //wp_enqueue_style( 'aniki-default-style', get_template_directory_uri() . '/style.css' ); wp_enqueue_style( 'bootstrap', get_template_directory_uri() . '-aniki/assets/css/bootstrap-grid.min.css' ); } /* Bloquer accès aux non-admins */ function wpc_block_dashboard() { $file = basename($_SERVER['PHP_SELF']); if (is_user_logged_in() && is_admin() && !current_user_can('publish_posts') && $file != 'admin-ajax.php') { wp_redirect( home_url() ); exit(); } } add_action('init', 'wpc_block_dashboard'); add_action('wp_logout','auto_redirect_after_logout'); function auto_redirect_after_logout(){ wp_redirect( home_url() ); exit(); } function wpse_setup_theme() { add_theme_support( 'post-thumbnails' ); add_image_size( 'a-demain', 298, 421, true ); add_image_size( 'partenaire', 300, 300, true ); } add_action( 'after_setup_theme', 'wpse_setup_theme' ); function prefix_category_title( $title ) { if ( is_category() ) { $title = single_cat_title( '', false ); } return $title; } add_filter( 'get_the_archive_title', 'prefix_category_title' ); // Create Shortcode a-demain // Shortcode: [a-demain] function create_ademain_shortcode($atts) { $atts = shortcode_atts( array( 'type' => 'a-demain', ), $atts, 'a-demain' ); ob_start(); get_template_part('template-parts/a-demain'); return ob_get_clean(); } add_shortcode( 'a-demain', 'create_ademain_shortcode' ); // Create Shortcode postshome // Shortcode: [postshome] function create_postshome_shortcode($atts) { $atts = shortcode_atts( array( ), $atts, 'postshome' ); ob_start(); get_template_part('template-parts/postshome'); return ob_get_clean(); } add_shortcode( 'postshome', 'create_postshome_shortcode' ); // Create Shortcode partenaires // Shortcode: [partenaires] function create_partenaires_shortcode($atts) { $atts = shortcode_atts( array( ), $atts, 'partenaires' ); ob_start(); get_template_part('template-parts/partenaires'); return ob_get_clean(); } add_shortcode( 'partenaires', 'create_partenaires_shortcode' ); include_once ( get_template_directory() . '-aniki/core/custom-post-type.php' ); Hong Kong : sur la voie de l'asservissement à la Chine ?
On’

Hong Kong : sur la voie de l'asservissement à la Chine ?

Carrie Lam Cheng Yuet-ngor, ancienne secrétaire en chef de l’administration hongkongaise, soit numéro deux du gouvernement, a été élue chef de l’exécutif le 26 mars dernier par le comité des quelques 1 194 grands électeurs de Hong Kong. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet. Son programme consiste principalement en la réforme de la structure du gouvernement, […]

Carrie Lam Cheng Yuet-ngor, ancienne secrétaire en chef de l’administration hongkongaise, soit numéro deux du gouvernement, a été élue chef de l’exécutif le 26 mars dernier par le comité des quelques 1 194 grands électeurs de Hong Kong. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet. Son programme consiste principalement en la réforme de la structure du gouvernement, surtout en ce qui concerne le logement, et à la croissance de l’économie, afin notamment de combattre la pauvreté. Elle est très déterminée, ce qui lui a valu le surnom de « bon soldat » par l’opinion publique, en référence évidemment à son lien avec Beijing. Mais des rassemblements de protestation sont déjà prévus à Hong Kong.

Après une carrière de trente-six ans dans le gouvernement, cette bureaucrate réputée d’une grande froideur se lance à sa tête, confortée par les 777 voix obtenues. Sa victoire est écrasante sur son ancien collègue, le ministre des Finances John Tsang Chun-wah (365 voix), et le juge retraité Woo Kwok-hing (21 voix), alors que John Tsang avait, selon les sondages, le plus fort soutien populaire. Mais le manque de concordance entre résultat des sondages et des élections n’est pas celui contemporain des Occidentaux ; car du fait même du suffrage le chef de l’exécutif n’est pas celui émanant de la volonté populaire mais de celui du comité des grands électeurs.

En effet, son élection n’est à proprement parler pas une réelle surprise, et ce qui marque les esprits n’est pas qu’elle soit la première femme élue à la tête de l’exécutif de Hong Kong. On s’attendait en effet à ce que les grands électeurs, pour la majeure partie d’entre eux fidèles à la Chine, choisissent cette candidate soutenue par Beijing, bien qu’elle ne soit que peu populaire auprès du peuple hongkongais. Elle a pourtant longtemps joui d’une bonne cote de popularité, mais depuis son alignement aux côtés de l’ancien chef de l’exécutif lors du mouvement des parapluies, l’opinion publique ne la regarde plus de la même manière. D’autant plus qu’elle s’est ensuite ridiculisée plusieurs fois, en donnant l’équivalent d’un billet de soixante euros à un mendiant, et avouant sa méconnaissance pour passer un portique de métro ou acheter du papier toilette… Ce qui relève bien son détachement de la vie quotidiene, pourtant celle des Hongkongais.

Hong Kong, territoire particulier de l’empire chinois

Si cette élection est largement critiquée pour son aspect d’asservissement à la Chine, c’est aussi, en plus de la particularité de cette cheffe de l’exécutif, le fruit d’un contexte particulier. En effet, il y a vingt ans, la Chine cédait à Hong Kong la possibilité d’élire son propre pouvoir exécutif par rétrocession, pressée par la volonté des Hongkongais d’établir leur souveraineté autant que possible. C’est en 1997 que, par un accord bilatéral entre le Royaume-Uni et la Chine, l’autonomie est accordée à Hong Kong dans tous les domaines, autrement dit le système capitaliste et le style de vie, à l’exception de la défense et des affaires étrangères, pour au minimum cinquante ans après cette date.

Elle est aujourd’hui une région administrative spéciale (RAS) de la République populaire de Chine. Le chef de l’exécutif, placé à la tête du gouvernement, dirige pour cinq ans le pays. Il est certes élu par les Hongkongais… Mais ensuite nommé par le président chinois. Hong Kong n’est donc certainement pas une sorte de principauté ou un pays à part entière ; sa Constitution même, norme la plus élevée, est une loi de la République populaire de Chine, votée par cette dernière justement en 1997 lors du transfert de la souveraineté de Hong Kong du Royaume-Uni vers la Chine.

Un double héritage pour Carrie Lam : difficultés et manque de soutien populaire

Toutefois, l’élection de Carrie Lam ne la fait pas accéder à un large soutien à Hong Kong pour autant, et elle hérite de nombreuses difficultés.

D’une part, le camp démocrate craint qu’elle ne suive la voie de Leung Chun-Ying, son prédecesseur, et l’a à cette occasion surnommée « CY 2.0 ». Ce dernier avait fait l’objet de manifestations dès son élection en 2012 ; le peuple réclamait le suffrage universel, afin de pouvoir contester l’intervention de Beijing, et critiquait la légitimité du collège électoral. Par ailleurs, il a refusé par exemple de considérer le mouvement des parapluies comme une révolution tout en affirmant que sa démission n’amènerait rien. Il comptait se représenter mais ne l’aurait apparement pas fait à cause de la pression de Beijing l’enjoignant de ne pas le faire.

D’autre part, la cheffe de l’exécutif rencontre des difficultés au sujet même de la gérance du pays. Le South China Morning Post, par exemple, s’interroge sur la capacité qu’aura Carrie Lam à faire ce qu’on attend d’elle, d’un chef de l’exécutif, devant les difficultés héritées : des problèmes allant de la division politique de la société aux coûts des loyers montant en flèche. Une question se posera notamment à la nouvelle cheffe de l’exécutif : celle de la « démocratisation », comme le note Ronny Tong, un des rédacteurs du quotidien. Toutefois, le journal ne manque pas de remarquer que sa large expérience dans les politiques publiques du territoire sera certainement un atout.

Néanmoins, Carrie Lam est consciente de son manque de popularité ; avant son élection elle affirmait déjà qu’elle aurait de « grandes difficultés en gouvernant » si elle était élue. Cela pose un sérieux problème du point de vue de la représentation et de la responsabilité ; si elle se sait impopulaire et qu’elle aura plus de difficultés de ce fait à gouverner qu’un candidat plus populaire, alors pourquoi continuer à se présenter ? La crise contemporaine de la représentation politique ne semble pas se maintenir à quelques pays occidentaux.

De douloureuses conséquences quant au désir de démocratie des Hongkongais

Cette élection entraverait-elle le principe « un pays, deux systèmes », permettant à Hong Kong de garder son système législatif et son mode de vie ? Cela est discutable, au vu de l’allégeance profonde que semble porter Carrie Lam à la Chine, cette dernière n’étant pas favorable à l’indépendance des territoires qu’elle considère comme sien – pensons également ici à Taïwan. Mais la nouvelle cheffe de l’exécutif affirme tout de même vouloir garantir ce principe.

Ceci pose donc de graves questions sur la représentativité des habitants de ce territoire, alors même qu’il comporte 7 millions d’habitants, dont 4 millions en âge de voter selon les chiffres de RFI. Il y a bien eu une tentative de changer le système d’élection ; Beijing avait proposé une élection au suffrage universel direct mais sur une pré-sélection assurée par la Chine, ce qui avait été jugé innaceptable par les Hongkongais.

Pourtant, la Constitution indique que le chef de l’exécutif de la région spécialement administrée de Hong Kong doit représenter ladite région et le but final est que la nomination du chef de l’exécutif se fasse par un suffrage universel, le comité n’étant présent que pour pré-sélectionner les candidats – ce qu’il fait avec le système des 150 nominations aujourd’hui. De sorte que les mouvements de protestation hongkongais, comme la révolution des parapluies, demandent encore et toujours le suffrage universel.

Notons toutefois que Beijing surveille de près les sondages et ne soutient pas pour autant n’importe quel prétendant à l’élection. Une autre candidate pro-Beijing, la députée Regina Ip qui a une mauvaise réputation due à sa période de ministre de la Sécurité lorsqu’elle avait tenté de faire passer une loi antisécession en 2003, n’a pas été soutenue par Beijing – elle n’a même pas obtenu les 150 approbations des membres du comité, nécessaires pour accéder au vote. On pourrait conséquemment en penser que la Chine ne met pas à la tête de Hong Kong un dirigeant trop impopulaire ; mais le prédecesseur de Lam et notamment l’épisode des parapluies ont tôt fait de rendre cette perspective purement utopique. Le fait est que Hong Kong, comme les pays occidentaux, bien que les problèmes soient de nature différente, essuie une crise de la représentativité politique.

Amélie Turci

Ajouter un commentaire

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .
Logo On'

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .