On’Media

Délit d'entrave numérique, chaos en Libye et assassinat de Kim Jong-Nam… La semaine en bref #32

Délit d’entrave numérique, chaos en Libye et assassinat de Kim Jong-Nam… Sorb’on vous résume la semaine en 10 points.

FRANCE : Le délit d’entrave numérique à l’IVG voté par le Parlement

Le Parlement a validé, ce jeudi 6 février, le projet de loi visant à pénaliser les fausses informations relayées par des sites internet sur l’interruption volontaire de grossesse. Les auteurs écoperont de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Ce projet de loi a été proposé par le Parti Socialiste à l’Assemblée Nationale, il y a près de trois mois. Pour les Républicains, cette loi porte “atteinte à la liberté d’expression”.

FRANCE : #PénélopeGate : le Parquet National Français continue l’enquête

Le Parquet National Financier, chargé de l’enquête préliminaire dans l’affaire Fillon, a annoncé via un communiqué, ce jeudi 16 février, poursuivre l’investigation. Ouverte après les révélations du Canard Enchaîné, les premiers résultats des recherches de l’Office central de lutte contre la corruption ne permettent pas de classer l’affaire sans suite. La réaction du candidat à la présidentielle ne s’est pas fait attendre, en dénonçant “un acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique”.  

LIBYE : Six ans de chaos politique depuis la chute de Kadhafi

Six ans après la fin de la révolution libyenne, le pays est toujours en proie à un sombre chaos. Depuis la chute de la dictature de Muammar al-Kadhafi, tué en octobre 2011, la Libye est empêtrée dans une transition politique interminable. Le pays est déchiré par les luttes d’influence entre tribus, courants politiques et courants idéologiques.

Ce mardi, les deux hommes forts du pays, Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, se sont rencontrés au Caire pour négocier sur une sortie de crise. Fayez al-Sarraj est le chef du Gouvernement d’Union National, soutenu par l’ONU. Quant au maréchal Khalifa Haftar, il contrôle l’est du pays, dont les principaux terminaux pétroliers et bénéficie du soutien du Parlement élu basé à Tobrouk.

Pour l’instant, aucune information sur l’issu de cette rencontre n’est sortie. Mais la stabilité politique de la Libye reste très préoccupante. Pays producteur de pétrole, le pays est également devenu, depuis la fin de la dictature de Kadhafi, une plaque-tournante pour le trafic d’armes et de migrants désireux de traverser la Méditerranée.

ISRAËL – PALESTINE : Donald Trump revient sur la solution des deux États

Le Premier Ministre israélien était en visite officielle à la Maison Blanche cette semaine. Il a tenu une conférence de presse avec Donald Trump ce mercredi, pendant laquelle le président américain a pris ses distances avec la solution des deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien. “J’ai longtemps pensé que la solution à deux États serait la plus simple pour les deux, mais honnêtement, si Bibi [Benyamin Nétanyahou] et les Palestiniens s’entendent, je suivrai leur décision”. Le président américain a confié la mission de négociateur à son gendre Jared Kushner, juif orthodoxe proche d’Israël, selon Le Figaro. Donald Trump a toutefois demandé à son homologue israélien de faire  preuve de plus de retenue en ce qui concerne les colonies dans les territoires palestiniens.

CORÉE DU NORD : Le demi-frère de Kim Jong-Un assassiné en Malaisie

Kim Jong-Nam, demi-frère de l’actuel dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un, a été assassiné, ce lundi 13 février, dans l’aéroport de Kuala Lampur. Deux femmes l’auraient empoisonné dans le hall d’entrée avant de prendre la fuite. Ce dernier était le premier fils du dictateur Kim Jong-Il, il était censé succéder son père avant le scandale de son arrestation au Japon. La police malaisienne a ouvert une enquête sur ce meurtre. Une femme vietnamienne ainsi qu’un homme nord-coréen ont été arrêté mercredi et vendredi.

MEXIQUE : Manifestation contre le mur de Donald Trump

Près de 20 000 Mexicains ont manifestés à Mexico, dimanche dernier, pour protester contre la construction d’un mur à la frontière séparant les États-Unis et le Mexique, projetée par le président américain. Cette manifestation intervient dans une période de tension diplomatique depuis deux semaines entre les deux chefs d’État. Les manifestants ont dénoncé la politique migratoire de Donald Trump, en le comparant à Hitler. Ce vendredi, des manifestants se sont réunis le long de la frontière pour y former une barrière humaine.

ÉTATS-UNIS : Deux départs contraints dans l’administration Trump

Deux hommes d’Etat ont été contraints de quitter leurs fonctions à la Maison Blanche en début de semaine. Michael Flynn était conseiller de la sécurité nationale. Seulement vingt-quatre jours après le début de ses fonctions, ce dernier a dû donner sa lettre de démission à cause de ses relations avec des diplomates russes antérieures à sa prise de fonction. Le second, Andrew Puzder, était ministre du travail. Sa nomination était déjà contestée par le Parti Démocrate. Il aurait employé une femme de ménage en situation irrégulière et ne l’aurait donc pas déclarée. Il a donc été poussé à renoncer à sa candidature.  

UNION EUROPÉENNE : le Parlement ratifie le CETA

Le mercredi 15 février, le Parlement européen a adopté l’accord de libre-échange avec le Canada. Le Comprehensive Economic and Table Agreement (CETA), en négociation depuis sept ans, a remporté 408 voix. 254 eurodéputés ont voté contre et 33 se sont abstenus. Ainsi entériné, l’accord devrait entrer en vigueur à partir du 1er avril. Il promet de faire progresser le commerce de 25% avec le Canada, qui est le 12ème partenaire commercial de l’UE. En ce sens, 99% des droits de douane avec le Canada devraient être supprimés. Toutefois, l’accord ne devrait pas toucher aux législations européennes sur la sécurité alimentaire. Les produits canadiens importés en Europe devront respecter les réglementations de l’UE.

Mais des inquiétudes subsistent encore. Selon cet accord, de grandes entreprises pourraient porter plainte contre des États, si elles estiment que leurs politiques alimentaires vont à l’encontre leurs propres intérêts. La création d’un tribunal a été prévue à ce sujet afin de régler les litiges. Mais plusieurs ONG craignent déjà que les juges ne soient que des avocats d’affaires liés à des cabinets privés.

HONGRIE : fronde populaire contre l’accueil des Jeux Olympiques de 2024

Budapest serait sur le point de retirer sa candidature pour accueillir les JO de 2014. Depuis le mois de janvier, l’association Momentum fait campagne pour convaincre les habitants de la capitale de contester cette candidature. Leur principal argument est que accueillir les JO nécessiterait d’utiliser de l’argent public initialement dédié à investir dans l’éducation et le système de santé. Le mouvement baptisé NOlimpia a fait mouche : la pétition devrait bientôt déboucher sur un référendum. Le maire de Budapest lui-même, Istvan Tarlos, a affirmé ce vendredi que “s‘il s’avère qu’un nombre suffisant de Budapestois ont signé pour un référendum, j’envisagerai sérieusement un retrait de la candidature”. Mais jusqu’à nouvel ordre, Budapest reste toujours en liste contre Los Angeles et Paris. Le nom de la ville hôte des JO de 2024 sera quant à lui dévoilé le 13 septembre prochain.

ESPAGNE : le parti Podemos se réconcilie avec son leader

Après plusieurs mois de guerre interne, les militants du parti Podemos ont finalement voté pour reconduire leur leader Pablo Iglesias. C’est le numéro 2 du parti, Inigo Errejon qui a entamé la fronde contre Pablo Iglesias. Il contestait entre autre de trop nombreux pouvoirs accordés au secrétaire général. En guise de réponse, Pablo Iglesias mit sa démission en jeu lors d’une assemblée générale les 11 et 12 février dernier. Mais il a finalement raflé 56% des voix, contre 34% pour son adversaire Inigo Errejon. Crée en janvier 2014 à la suite du mouvement des Indignés, le parti Podemos est devenu en quelques années la troisième puissance politique du pays.

Article rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin 

La rédaction

Ajouter un commentaire

Instagram On’ Media