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Galerie Michel Journiac : l'art s'expose à la Sorbonne

Située au sein des locaux de l’université Panthéon Sorbonne – Paris 1, la galerie Michel Journiac regroupe les œuvres d’étudiants en Arts Plastiques ainsi que celles d’artistes externes. Méconnue du public estudiantin, Sorb’on s’est empressé de se rendre sur les lieux afin de vous faire découvrir les merveilles qui s’y cachent.

Au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la galerie Michel Journiac regroupe les œuvres d’étudiants en Arts Plastiques ainsi que celles d’artistes externes. Sorb’on s’est rendu sur les lieux afin de vous faire découvrir les merveilles qui se cachent dans cette galerie méconnue du public estudiantin.

 

C’est dans le 15e arrondissement, à l’écart du Quartier latin, que se dresse l’UFR d’Arts Plastiques et Sciences de l’Art de Paris 1. Ne vous méprenez pas sur le calme apparent des lieux ; derrière ces murs bouillonne une énergie créative qui ne demande qu’à s’exprimer. En pénétrant dans le bâtiment, tournez tout de suite à gauche et ne craignez pas d’écarter les rideaux sombres qui marquent l’entrée de la galerie. Vous y êtes : dépouillez-vous de toutes vos convictions en termes d’art et appréciez l’atmosphère singulière qui y règne.

Une galerie coopérative

La galerie Michel Journiac est inaugurée le 26 octobre 2005, du nom d’un éminent professeur de l’université. Elle est cogérée par une dizaine d’étudiants en Arts Plastiques, ainsi que par une équipe professorale composée de Benjamin Sabatier, d’Olivier Schefer et de Véronique Verstraete. Ces derniers supervisent le travail des étudiants, auxquels reviennent la préparation des expositions, la communication autour des événements ainsi que l’accueil des visiteurs. En effet, ils ont pour mission de gardienner la galerie lorsqu’ils n’endossent pas – avec brio – le rôle de médiateurs culturels.

Des projets à grande échelle

La galerie accueille entre trois et quatre expositions temporaires pendant l’année universitaire et jouit d’une envergure à la fois nationale et internationale. Les pièces peuvent être aussi bien privées que publiques, assurant ainsi la diversité des présentations artistiques. Depuis 2010, une exposition est consacrée aux œuvres des étudiants du M2 d’Arts Plastiques, dont l’un d’entre eux voit son travail récompensé par le prix Michel Journiac, décerné par un jury professionnel. En outre, les étudiants du M2 Sciences et Techniques de l’Exposition y présentent une exposition de fin d’études, et ce parfois en partenariat avec des institutions prestigieuses des Beaux-Arts. Par la suite, d’avril à juillet, le lieu reçoit des colloques animés par l’institut Acte, centre de recherches en arts, créations, théories et esthétiques associant le CNRS et l’Université Panthéon-Sorbonne. Force est de constater que la galerie est en perpétuelle effervescence : les projets s’y bousculent au fil des saisons.

L’exposition du moment : Marylène Negro « au pays du seuil »

Depuis le 9 novembre, la galerie accueille les œuvres de l’artiste française Marylène Negro, et ce jusqu’au 16 décembre. L’exposition consiste en une projection de deux films : Limenland et Hand-pick. Le premier a été réalisé à partir d’extraits d’Inland Empire de David Lynch, abordant le thème du seuil, à mi-chemin entre « le proche et le lointain, (…) le réel et l’imaginaire » selon Olivier Schefer. Marylène Negro évoque également les notions de huis clos et de labyrinthe, en somme « un intérieur qui sans cesse se déplace et déplace les limites, joue avec elles et se joue d’elles ». La seconde œuvre de l’artiste regroupe des images issues de films du cinéaste Robert Bresson, notamment des gros plans de mains. « Des mains qui caressent, qui enlacent, qui tuent, qui dérobent, qui se dérobent, qui s’étreignent, qui se tendent, qui repoussent. Ce qui se joue là, c’est la vie. Sans un mot, sans un son. Ce film parle avec les mains. » Une audace artistique qui ne laisse pas indifférent, soulevant des problématiques intimes liées à l’esthétique. Et Olivier Schefer, maître de conférence en Esthétique à Paris 1, d’interroger le visiteur : « Le monde ne serait-il pour Marylène Negro qu’une lente pulsation d’images, un ressac de fantômes à la lisière du visible et de l’invisible, du son et du silence ? »

La galerie Michel Journiac fermera bientôt ses portes à l’occasion des congés d’hiver, alors nous ne pouvons que vous conseiller d’y faire un tour très prochainement. Pour les retardataires, l’année 2017 réserve encore de belles surprises.

Infos pratiques
Adresse : 47, rue des Bergers – 75015 Paris
Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 13h à 17h
Métro : Charles Michels (10) ou Lourmel (8)
Site internet

Ghislaine Fromont

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