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Indigo : l'ambition d'une couleur

C’est dans le 9ème arrondissement de Paris, à quelques pas des folies bergères de la rue Richer, qu’un groupe de jeunes, un artiste à leur tête, ont monté un projet de recréation du lien social, au but quasi utopique. Le chef de file de cette joyeuse bande est un artiste passionné par la couleur : Stéphane […]

C’est dans le 9ème arrondissement de Paris, à quelques pas des folies bergères de la rue Richer, qu’un groupe de jeunes, un artiste à leur tête, ont monté un projet de recréation du lien social, au but quasi utopique.

Le chef de file de cette joyeuse bande est un artiste passionné par la couleur : Stéphane de Freitas. Son ambition ? Améliorer, voire recréer du lien social, faire fonctionner le vivre-ensemble dans une société qui s’atomise de plus en plus. L’association s’appelle La Coopérative Indigo, référence à cette couleur née d’opposés : le rouge et le bleu. Indigo se rêve comme l’intermédiaire ou la plate-forme qui créé du lien. Nombre de coups de main sont d’ailleurs venus d’un peu partout dans le monde pour poursuivre l’aventure.

Remettre de la couleur dans les quartiers

La bataille de la Coopérative Indigo se mène sur trois fronts : le dialogue, la réflexion collective et l’entraide avec une application d’échanges et de services.

D’abord, les Arènes. Ce sont des tables rondes de citoyens, animées par des professionnels qui visent la discussions sur des questions sociétales et, essayer de trouver des réponses. Le but ici est clair : créer du dialogue et construire des projets.

Eloquentia est un projet qui aide les jeunes à mieux s’exprimer. Le but est de donner la possibilité à des étudiants à l’université, voire à des collégiens, de travailler leur oral. Eux aussi sont épaulés par des professionnels comme des avocats, des professeurs de théâtre, etc. En parallèles de ces formations sont organisés des concours d’éloquence.
Ce projet a commencé à Saint-Denis, lieu emblématique, souvent considéré comme « en marge » ou « difficile ». L’ambition est de remettre de la couleur dans ces quartiers dit défavorisés en donnant aux jeunes des moyens de réussite, notamment par l’expression. Un documentaire extrêmement bien reçu par la presse est d’ailleurs né de ce projet : «  À voix haute », disponible en replay sur le site de France 2.

Bientôt une application

Indigo : c’est le point névralgique de l’association qui ambitionne de sortir une application sous peu. Encore en test, l’application présage un bel avenir ! Beau design et idées novatrices sont au rendez-vous. L’idée est de rendre des services par une plate-forme qui permet l’échange. Vous vous connectez, vous choisissez de donner ou de recevoir, et vous trouvez tout autour de vous sur la carte ce que d’autres utilisateurs proposent. Facile et convivial, l’application propose ainsi des services variées : d’un simple cour de guitare ou de langue, au don d’une télé ou d’un canapé.

Mais attention, pour recevoir, il faut donner ! Plus vous donnez, plus vous cumulez des « Digo », soit la monnaie de l’application. Vos Digo augmentent en fonction des services rendus, selon le prix que vous choisissez. Plus vous aidez, plus vous gagnerez de Digo grâce à un coefficient qui calcule votre générosité. Des associations pourront même demander des services ! Indigo fonctionnera comme un portail donnant une visibilité aux associations et permettant une entraide citoyenne plus aisée.

Créer un mouvement « glocal »

C’est le combat du moment de la rue Richer. L’application devrait sortir courant mars, précédée d’un film fin février. Pour le moment, seuls quelques pays sont concernés. En Europe : la France, la Grèce et le Portugal. En Afrique : la Côte d’Ivoire.

Pourquoi ce choix ? « L’entraide fonctionne bien mieux dans les zones en crise », nous confie la directrice en communication de l’association, Marie Lejmi. « En Grèce, il y a un problème de liquidité » ajoute la jeune directrice. Qu’à cela ne tienne ! Indigo, par son système de monnaie/service, va pouvoir donner un moyen nouveau pour échanger. L’application peut être considérée comme un palliatif à la monnaie. Après l’Agora, lieu mythique blason des démocraties, c’est Indigo qui va tenter de relancer une nouvelle forme de démocratie par le pouvoir citoyen, de l’entraide et du service.

L’association ambitionne de créer un mouvement « glocal » : mélange des termes global et local puisque l’application veut, à terme, se développer dans le monde entier et être en même temps un réseau de proximité.

Comment participer ?

Il vous faudra mettre votre mal en patience jusqu’en mars où l’application sera disponible sur les store. Mais si le projet vous intéresse, vous pouvez dors et déjà postuler comme testeur ou donner un coup de main pour la réalisation du projet (cf contact).

Ce projet vous intéresse ? Une équipe se monte en Sorbonne, ils sont déjà une vingtaine. Le but est de monter un réseau pour tester et lancer l’application avec succès. Les étudiants sont une des cibles d’Indigo. On connaît tous le budget des étudiants : serré. Une application permettant l’entraide et la solidarité est donc pour eux une opportunité ! Des conférences sont sans doute à suivre et d’autre initiatives autour du lancement du projet.

Si vous en êtes, contactez Medhi Marguiller, lui aussi étudiant de la rue des écoles ! Il est le responsable de la diffusion auprès des étudiants, notamment en Sorbonne : mehdi.marguillier@indigo.world.

site : http://indigo.world/

Lilian Vimal de Murs

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