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Les "clochards célestes" de la Beat Generation

Jusqu’au 3 octobre, le Centre Pompidou propose une rétrospective consacrée aux artistes, poètes et âmes perdues de la Beat Generation.

Jusqu’au 3 octobre, le Centre Pompidou propose une rétrospective consacrée aux artistes, poètes et âmes perdues de la Beat Generation. Mouvement littéraire et artistique des années d’après-guerre, la Beat Generation est celle des esprits modernes et libertaires qui peuplent tous les recoins de cette Amérique encore puritaine, raciste et homophobe. Le Centre Pompidou invite les visiteurs à « prendre la route », la plume, et tout le reste, pour découvrir l’univers poétique de ces voyageurs téméraires et subversifs.

Un road trip fantastique commence alors, en compagnie de Jack Kerouac et de son « tapuscrit » Sur la route, considéré par tous comme le manifeste de la Beat Generation. Relatant ses aventures et celles de ses amis Neal Cassady, Allen Ginsberg et William S. Burroughs, Kerouac peint les routes des Etats-Unis, celles qui vont de New-York à San Francisco, en passant par Denver. L’émouvant carnet de voyages de Kerouac, ses affaires élimées et d’innombrables photographies en noir et blanc retracent ainsi leur périple effréné. C’est tous les « Americans » de Robert Frank qu’ils ont côtoyés dans les motels, les rues et les cafés. C’est tous les poèmes qu’ils ont scandés et chantés, comme le célèbre « Howl » de Ginsberg, qui les ont finalement fait connaitre. Mais leur voyage n’est pas encore terminé : les « Beatniks », tels que les appelaient leurs détracteurs, s’enfoncent dans le Mexique, à Tanger et Paris… Tant d’endroits où la nuit est festive et où leur imagination déborde. La Beat Generation puise ainsi son inspiration dans des folles soirées musicales au Maroc, avant d’échouer au « Beat Hotel », à Paris où elle rencontre les avant-gardes, tel que Jean-Jacques Lebel.

Richement documentée, l’exposition laisse converser les nombreux poèmes avec des collages, des films et des photographies, recréant le lien intime qui unit les arts, l’écriture, la musique. Ainsi, si le Centre Pompidou nous propose de traverser le temps pour découvrir les idéaux d’une époque, il nous permet aussi d’appréhender un nouvel art poétique. La Beat Generation rompt avec l’esprit étriqué et classique des générations précédentes et impose sa vision du monde. Cette nouvelle manière de voir induit une nouvelle manière de représenter : l’écriture devient plus spontanée et plus libre, et les artistes n’hésitent à pas utiliser des outils modernes comme la machine ou le magnétophone comme support et véhicule de leur art.

Informations pratiques :

  • jusqu’au 3 octobre 2016
  • nocturnes le jeudi jusqu’à 23h
  • tarif normal : 14euros / tarif réduit : 11euros / gratuit pour les moins de 18ans.

Note : « Les clochards célestes » est une référence à l’ouvrage du même nom de Jack Kerouac.

Luce Cocquerelle-Giorgi

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