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Là où nous sommes, Regards d'artistes sur l'anthropocène

Sorb’on s’est rendu à la toute première exposition de marcel. : « Là où nous sommes : Regards sur l’Anthropocène», au sein de la galerie Passerelle.

C’est au détour de l’un des nombreux bâtiments de l’Université Pierre et Marie Curie, dans le 5ème arrondissement de Paris, que se tient en ce moment l’exposition Là où nous sommes, petit havre poétique coincé entre deux tours un peu trop grandes d’un campus aux dimensions insolites. Neuf jeunes artistes, à la suite d’un appel à projets lancé par l’association étudiante marcel. pour l’art, nous invitent à y explorer et à y questionner l’angoissante aisance avec laquelle l’Humain tend à s’approprier ce qui l’entoure et le transcende.

« L’anthropocène, c’est notre époque, c’est littéralement là où nous sommes dans l’Histoire de l’Humanité »

Dans une salle rectangulaire maculée de blanc flottent des œuvres d’art aux histoires romanesques, sortes de projections mentales science-fictionnesques et maladives, révélatrices des interrogations de leurs concepteurs quant au fonctionnement et à l’avenir de cette nouvelle ère née des Révolutions industrielles.

 

lum

 

Le visiteur que nous sommes déambule alors dans ce vivarium aux proportions troublantes, en quête de formes sur lesquelles il pourrait fixer son attention. À sa gauche se désarticulent d’emblématiques barrières moscovites à l’aspect désormais ludique, tandis qu’au fond, près de la fenêtre, pend sarcastiquement tout un régiment de sacs colorés d’origine animale. Derrière lui, enfin, plongées dans un noir absolu, évoluent des créatures hybrides à l’aspect futuriste, semblant émerger des profondeurs d’un océan irrémédiablement contaminé. À la fin de la visite, alors qu’il est sur le point de sortir, le visiteur s’arrête une dernière fois, le temps de contempler toute la beauté d’une performance retranscrite spécialement pour l’exposition, où la matière donne naissance à des formes et à des compositions inédites, à la fois enfants de la nature et du hasard.

Puisqu’il n’appartient qu’au visiteur égaré de prendre conscience du fait que la Vie est en perpétuel devenir, l’expérience de la visite, vous l’aurez compris, vaut grandement la peine que l’on s’y perde ; ne serait-ce que pour s’amuser de la manière dont l’art contemporain se confronte ici à ses propres démons, avec toute l’insolence qu’on lui connait.

marcel

Fondée en mars 2015 par des étudiant·es et ancien·nes étudiant·es de l’Université Paris-Sorbonne, l’association marcel. se donne pour objectif de promouvoir et diffuser l’histoire de l’art, ainsi que les arts visuels contemporains en milieu universitaire.

marcel. signe ici sa toute première exposition «Là où nous sommes : Regards sur l’Anthropocène», dans le cadre d’un partenariat avec l’Université Pierre et Marie Curie, qui accueille l’événement au sein de la galerie Passerelle, du 14 janvier au 19 février 2016.

Informations pratiques ici 

Lucille Simonin

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