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La Séance Vintage #20 : Mission

Mission : de Niro, fratricide et jésuites ; le cocktail rocambolesque et historique de cette vingtième séance vintage !

Déjà la vingtième Séance Vintage, il est grand temps de s’attaquer à un film historique ! Commençons comme toujours avec l’un des meilleurs, découvrez le film Mission de Roland Joffé, sorti en 1986.

Mission retrace l’histoire de deux hommes : le père Gabriel, interprété par le superbe Jeremy Irons, vous savez, celui qui sauve le film Eragon en y incarnant Brom, un taciturne ancien dragonnier. Bref, ce père jésuite part seul pour tenter d’entrer en contact avec une tribu d’Amérique du Sud : les Guaranis. Grâce aux vertus de la musique, il parvient à se faire accepter par ce peuple, apprend leur langue et fonde une mission. Aidé d’autres jésuites, ils construisent un village pour les Guaranis, où ceux-ci sont encouragé à apprendre à jouer du violon, à chanter, à pratiquer l’agriculture pour eux-mêmes et évidemment à se convertir, si le cœur leur en dit.

L’autre personnage est joué par Robert de Niro, à la limite du contre-emploi. Ici il n’est pas un gangster italien, mais Rodrigo Mendoza, un homme peu recommandable qui capture les Guaranis de la mission du père Gabriel pour les réduire en esclavage. Mais suite à un triangle amoureux, et à une impulsivité débordante, il commet un fratricide. Traumatisé par la responsabilité de la mort de ce frère qu’il aimait, Rodrigo s’enferme dans un monastère et refuse d’en sortir. Mais le père Gabriel le trouve et le met au défi de trouver sa rédemption… en devenant le protecteur des Indiens de sa mission. Or, chers historiens que vous êtes, vous n’êtes pas sans savoir qu’au XVIIIe siècle, se joue en Europe l’avenir des jésuites. Un cardinal est envoyé sur place pour évaluer la situation et prendre la décision de fermer ou non ces missions, nouveaux paradis des Guaranis.

THE MISSION, Robert De Niro, Bercelio Moya, 1986, (c) Warner BrothersC’est tout d’abord un beau film. Les images des cascades, des églises construites dans les forêts vierges, de cette nature luxuriante et stupéfiante, sont à couper le souffle. Ce long-métrage prend le parti de la lenteur, pour mieux vous plonger dans l’atmosphère de ces havres de paix que sont ces missions. Le film repose également sur ses acteurs grandioses. On prend plaisir à découvrir le duo Irons/de Niro tous deux majestueux, ainsi que le tout jeune Liam Neeson que l’on découvre sept ans avant La Liste de Schindler, lui aussi en jeune jésuite. Mention spéciale aux Waunana, ce peuple de Colombie qui interprète les Guaranis qui en 1986, sont devenus trop acculturés et trop peu nombreux pour reprendre le rôle de leurs ancêtres. Une histoire passionnante, une image somptueuse et des comédiens saisissants, qu’attendez-vous ?

Encore un dernier point : la musique. Des images si belles, récompensées par l’Oscar de la meilleure photographie se devaient d’être portées par les mélodies d’un maître : Ennio Morricone. Le maître incontesté et incontestable des bandes originales au cinéma depuis les années 1960 jusqu’à nos jours, signe la musique du film. Tout le monde connait Ennio Morrincone. Pour les plus anciens, on le retrouve au générique de Le Bon, la Brute et le Truand, Mon nom est personne, ou Les Incorruptibles. Pour les plus jeunes, les musiques de Kill Bill, ainsi que des trois derniers film de Quentin Tarentino : Inglorious Basterds, Django Unchained et Les Huit Salopards, sont encore de lui ! Ici, Ennio Morricone livre une mélodie qui ne cessera d’émouvoir vos âmes devant le drame qui tiraille nos amis jésuites entre leur spiritualité, et l’envie de justice dans le monde si cruel des hommes. Indéniablement… c’est culte.

@Syrielle_Mejias

Syrielle Mejias

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