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La Séance Vintage #17 : Midnight Express

Âmes sensibles s’abstenir ! La Séance Vintage vous propose aujourd’hui un film très culte et très dur : Midnight Express d’Alan Parker, sorti en 1978. L’histoire la voici. Un insouciant fils d’une riche et influente famille américaine est en vacances en Turquie. Au retour, il décide de faire passer sous ses vêtements 2 kg de haschich. Il passe […]

Âmes sensibles s’abstenir ! La Séance Vintage vous propose aujourd’hui un film très culte et très dur : Midnight Express d’Alan Parker, sorti en 1978.

L’histoire la voici. Un insouciant fils d’une riche et influente famille américaine est en vacances en Turquie. Au retour, il décide de faire passer sous ses vêtements 2 kg de haschich. Il passe la douane, mais juste avant de monter à bord de l’avion, c’est l’armée qui l’interpelle et découvre la drogue. Immédiatement, il est arrêté et plonge dans un terrible enfer : le système carcéral turc des années 1970. La justice du pays le condamne à 4 ans de prison. Or, si d’ordinaire la prison n’est pas une sinécure, ici les tortures physiques et psychologiques sont régulièrement au programme. Quelques jours avant sa libération, son procès est révisé. Lui qui n’est pas encore totalement fou, voit sa peine probablement prolongée. La Turquie souhaite faire de lui, un exemple pour tous les touristes tentés par le trafic de drogue. Pour ce faire, une peine de 30 ans de prison supplémentaires est demandée. Les parents influents s’en mêlent, et avec eux la justice américaine.
Tout au long du film, notre héros tentera par tous les moyens de s’échapper, de s’évader, de se faire la belle : de prendre le Midnight Express. Pour cela, il sera notamment aidé par d’autres prisonniers, tel que Max, interprété par John Hurt, que nous connaissons bien (Elephant Man). Mais je m’arrête là. Ce n’est pas mon genre de spoiler un scénario récompensé aux Oscars.

Pour sûr, le film tient en haleine. La musique obsédante de Giorgio Moroder y est pour beaucoup. L’académie des Oscars lui décerne d’ailleurs, à lui aussi, une statuette. Assez prometteur, Giorgio en recevra deux autres : en 1983 pour la musique de Flashdance et en 1987 avec le film Top Gun. Alan Parker, le réalisateur ne sera quant à lui, que nominé. Mais qu’importe, sa carrière est lancée ! Des merveilles telles que Fame et Mississippi Burning pourront voir le jour et nous nous ferons une joie de vous en parler dans de prochains articles. Mais pour l’heure, revenons au film.

J’ai pris soin de ne pas directement nommer notre héros : William Hayes. Simplement parce que Hayes n’est pas un personnage, il a véritablement vécu cet enfer. Le film est tiré du roman autobiographique de William Hayes, arrêté pour trafic de drogue en Turquie et emprisonné dans des conditions abominables durant de longues années. Il faut savoir qu’à la suite de la sortie du film, qui remporta un grand succès, les gouvernements américain et turc ont entamé des négociations concernant l’échange de prisonniers. Un film traitant de la résistance à la violence et à l’injustice tout en faisant bouger le monde : c’est culte.

https://www.youtube.com/watch?v=CymAuZx4G1U
@Syrielle_Mejias

Syrielle Mejias

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