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Voyage en Namibie

Dans « Voyage en Namibie », Quentin Lambert nous livre des photographies magnifiques, accompagnées d’un récit de voyage.

Sorb’on publie le reportage de Quentin Lambert, qui fit un road trip de 13 jours en août 2014, reliant quatre grandes régions de la Namibie aux paysages très différents : le désert de sable rougeâtre du Namib, la ville touristique de Swakopmund, le parc national naturel d’Etosha et la capitale, Windoek. Ces magnifiques images ont retenu notre attention, et nous les publions, accompagnées du récit de voyage de l’auteur.
 
 

« Mon voyage m’a révélé une Afrique contrastée, injuste, magnifique, hantée par son passé, terriblement soumise, mais surtout humaine, et pure. »

En plus de la riche expérience humaine que m’a apportée ce voyage, il y a la richesse africaine. C’est d’abord une richesse naturelle indescriptible, des paysages à perte de vue, des couleurs époustouflantes et une diversité étonnante. Du désert à la savane en passant par les côtes portuaires, la Namibie détient un potentiel immense. Et les Africains en sont conscients : le parc d’Etosha au nord du pays en est la preuve. Il s’étend sur plusieurs milliers d’hectares de savane, et regroupe bon nombre d’espèces animales en liberté.

« L’expérience intense du voyage s’est déroulée dans la « Cheetah farm ». »

Une ferme au milieu du bush où un couple de Namibiens blancs accueille des touristes. C’est surtout une ferme à guépards (cheetah en anglais et afrikaans). Mon groupe et moi avons pu côtoyer, caresser des guépards domestiqués. Le fermier recueille des guépards blessés et/ou victimes du braconnage (leur pelage se vend très cher). Certains sont domestiqués et d’autres placés dans un enclos de plusieurs hectares, à l’abri. Ils sont nourris par les fermiers et leurs employés, et restent sains et saufs.

« L’expérience désagréable du séjour a eu lieu au village Himba »

Cette ancienne tribu vit de la chasse, de la cueillette et de son bétail. Un « guide » nous explique qu’il s’agit d’un village composé exclusivement de femmes divorcées ou veuves, qui vivent avec leurs enfants. Les revenus perçus par les visites de touristes leur permettent de survivre. Des enfants courent vers nous, mâchant des chewing-gums, jouant avec des ballons… Tout a l’air surfait, un vrai attrape-touriste, l’ambiance se crispe. Nous avons la forte impression que cette tribu vit réellement pauvre, proche de la nature, mais que l’on a appris à ces femmes et enfants à faire du business, à comprendre l’attrait touristique qu’ils peuvent avoir. Nous avons payé le guide, en espérant que l’argent serait bel et bien reversé à la tribu. Le berceau de l’humanité est-il encore en Afrique ?

« Je me suis attaché à l’idée d’une Afrique qui a du potentiel »

Par-dessus toutes les choses que j’ai découvertes en Afrique, je me suis attaché à une idée et j’espère qu’elle se réalisera. L’idée d’une Afrique qui a du potentiel. Elle se construit sur un passé houleux et sanglant, mais surtout sur des bases riches et humaines. Le potentiel se trouve dans les parcs naturels, dans les fermiers qui protègent les espèces, dans les enfants qui sont l’avenir du continent, dans l’environnement. J’ai été frappé par une publicité à mon arrivée dans l’aéroport : elle expliquait que le potentiel énergétique solaire de Namibie pourrait à lui seul fournir toute l’Europe en électricité !
Je retournerais en Afrique. Les paysages, les couleurs, les cultures et les animaux se sont emparés de mon cœur. On le dit : si on goûte une fois à l’Afrique, on veut en reprendre.

Quentin Lambert

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