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« 14 candidats pour un CDI » : la télé-réalité va-t-elle trop loin ?

Dans une nouvelle émission, la chaine M6, faute d’avoir été nommée au ministère du Travail, joue la carte du conseiller pôle emploi. Critique.

Dans une nouvelle émission, la chaine M6, faute d’avoir été nommée au ministère du Travail, joue la carte du conseiller pôle emploi. Critique.
Car oui, vous avez bien lu. Pour la rentrée, M6 dégaine son nouveau programme de télé-réalité, inspiré de l’émission américaine du même nom. Ce nouveau format sobrement intitulé The Apprentice – Qui décrochera le job ? verra s’affronter 14 candidats qui devront tout mettre en œuvre pour décrocher un poste de développeur commercial dans l’entreprise d’un grand entrepreneur français. Bruno Bonnell, ex-boss d’Atari, aura ainsi pour mission de renvoyer les prétendants qui, au fur et à mesure des épreuves, ne tiendront pas la route : un rôle qui, dans la version étasunienne, revient habituellement à Donald Trump, l’actuel candidat aux présidentielles américaines …

« Il faut bosser pour avoir du succès »

La règle du jeu est donc simple : lors de chaque épreuve, les candidats doivent se répartir dans deux groupes, tous deux chapotés par un manager. L’équipe qui remporte la manche se qualifie pour la suite, tandis que le chef désigne dans l’équipe perdante les deux équipiers qu’il considère, aux côtés de leur manager, comme co-responsables de l’échec. Puis, à l’issu d’un débriefing, Bruno Bonnell choisit lequel des trois candidats est éliminé.
Alors que le commun des mortels peut sourire à la lecture du slogan de l’émission, l’entrepreneur français prend la chose très au sérieux. Il estime que participer à  l’aventure est avant tout et surtout « une occasion unique de faire passer un message positif sur l’entreprise, de montrer que ce n’est pas le chef d’entreprise avide d’un côté, et de l’autre des employés exploités (…) The Apprentice est l’expression d’une conviction, » ajoute-t-il : « Il faut bosser pour avoir du succès.»

La valeur travail : un jeu comme les autres ? 

Dans le fond, ça se discute. Mais qu’en est-il de la forme ? En effet, on en arrive à se demander si, à trop vouloir jouer, Monsieur Bonnell n’est pas sur le point de sombrer dans l’abîme du voyeurisme le plus vulgaire …
Réponse le 9 septembre.
 

Lucille Simonin

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