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Un stagiaire en été #3 : Peu me chaud. Avec un D ou avec un T ?

Notre stagiaire toujours pas échaudé (même pas par la canicule) continue son chemin.

Troisième semaine de stage et toujours bon pied, bon oeil. La semaine de forte chaleur, toujours pas vraiment finie dans l’Est, a été une épreuve en soi étant donnée la chaleur dans les locaux qui devait avoisiner les 30 degrés. J’ai tout de même eu la chance de passer deux jours au tribunal, assis et avec des ventilateurs tandis qu’une autre stagiaire s’est retrouvée en pleine rue pour faire des papiers sur les métiers souffrant de la canicule en se baladant dans toute la ville. Je ne vais pas m’étendre avec la canicule, vous l’avez suffisamment subie dans tous les sens du terme. Ce genre d’événement est forcément du pain bénit dans la presse parce qu’il donne lieu à plein de sujets possibles.

Ce stage m’aura aussi permis de tester mes talents de photographe. La presse papier est en crise et dans la presse locale il arrive parfois que l’on demande aux journalistes et aux correspondants de prendre eux-même les photos. Donc avec mon boîtier reflex fraîchement acquis (pour faire de la vidéo à l’origine) je me suis essayé à la photographie de presse. Conclusion : c’est un métier à part entière. Une photo de presse doit être aussi explicite et informative qu’un article écrit, mais aussi avoir de bonnes qualités esthétiques. Je vous invite d’ailleurs à voir le travail d’Olivier Touron, photojournaliste que j’ai eu l’occasion de rencontrer cette année dans le cadre de mes études.

Lors d’un stage en journalisme, les sorties sur le terrain impliquent parfois quelques… bizarreries. Le terme est un peu faible. La semaine dernière, pour un reportage sur les soldes dans un petit village j’ai eu la surprise de tomber sur un tableau d’affichage couvert d’affiches de la secte le Mouvement Raélien (cf photo de couverture). Un collègue avait croisé des membres de la secte pendant la fête de la musique. Le plus intéressant c’est que Raël est lui-même un ancien journaliste. Une reconversion plutôt intéressante d’un point de vue financier au regard du salaire d’un journaliste. En plus d’être un des métiers jugés comme les pires à exercer, c’est aussi l’un des moins bien payés par rapport au niveau d’étude. Mais point positif : on ne s’ennuie pas. Et l’on croise des raéliens.

La rédaction où je travaille est un open space. Les commentaires et les blagues entre journalistes fusent à longueur de journée. Récemment, Kendji Girac est passé en concert dans la ville où se trouve la rédaction. On a régulièrement droit à des reprises de chansons françaises dans ce style, depuis. La semaine prochaine j’emmène des maracas. Sinon, il y a aussi un journaliste imitateur à ses heures perdues. Je me suis donc retrouvé affublé de la voix d’Etienne Daho. Il n’y a pas vraiment de logique mais ça contribue à calmer l’atmosphère parfois tendue que je vous décrivais.

On me pose de moins en moins la question mais il m’arrive encore d’entendre : « Vous venez pour quel journal ? » Assortie ensuite d’un : « Ah je ne vous connais pas, vous êtes nouveau ? ». Surtout, ne jamais dire que vous êtes stagiaire. Parfois il arrive quand même que l’étiquette bleusaille vous colle à la peau. Par exemple lorsque l’on vous refile un communiqué de presse et un rendez-vous pour un sujet. Si vous avez de la chance c’est un sujet ponctuel, sinon il peut s’agir d’un sujet suivi sur lequel plusieurs articles ont déjà été faits. Donc il faut reprendre connaissance du dossier et souvent votre interlocuteur a l’impression d’avoir en face de lui quelqu’un qui ne sait rien et n’a pas fait son boulot. Plutôt désagréable. Il en va de même avec les notables locaux. Quand vous travaillez dans une rédaction, les figures locales vous sont connues. Un stagiaire qui débarque ne sait pas qui est conseiller départemental, régional, maire … Après quelques inaugurations et conseils municipaux/départementaux/régionaux, on commence à associer les visages et les noms. Une chose essentielle puisque dans les articles il faut pouvoir nommer ceux qui ont prononcé telle ou telle parole. La moindre erreur peut vous fermer beaucoup de portes : ce n’est pas parce qu’on est maire d’un village de 2000 habitants, que l’on a pas d’ego.

Les autres erreurs impardonnables sont les erreurs d’orthographe. Un papier qui contient des fautes dans un journal que vous avez acheté, ça fait tache ! Le logiciel de traitement de texte et de mise en page que l’on utilise dispose d’un correcteur orthographique plus performant que celui de Word, il prend même en compte certains éléments de grammaire. Mais il faut toujours être vigilant. Et avoir un dictionnaire sur le coin de sa table. Surtout un dictionnaire des synonymes, pour éviter les répétitions. Sinon on demande à son voisin. L’avis du public évite souvent les erreurs…

Ps : Par contre j’ai un peu perdu le notion du temps. Je ne sais plus très bien si j’en suis à ma 3ème ou ma 4 ème semaine.

Etienne Meyer-Vacherand

2 commentaires

    • Effectivemment l’article contenait quelques coquilles. Il n’y a pas vraiment d’excuse à cela mais j’écris ces textes sur mon (rare) temps libre et quand on passe la journée à écrire un moment la concentration se perd. Le terme bourré me paraît cependant excessif. De même je ne perçois pas les répétitions. C’est bien entendu plus difficile quand il s’agit de son propre texte.
      Merci en tout cas pour la remarque

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