On’

Porté disparu, sur la toile #1 Kamini

Sorb’on ouvre une section de recherche dédiée aux disparus du web. Que sont-ils devenus ? Que font-ils?

 
La notoriété, une notion très éphémère sur l’Internet. Porté disparu, sur la toile, vous propose de savoir ce que sont devenues les stars d’un jour du web en France. Ce premier épisode est consacré à un artiste qui avait fait grand bruit en 2006 avec Marly-Gomont.
kamini-20080113-362468
 

Etat du dossier

 
Kamini, puisque c’est de lui dont on parle, débarque sur la toile en 2006 presque par hasard. Sa chanson, aujourd’hui phare, est envoyée à plusieurs majors sous forme de clip. Il est refusé mais amuse les employés des maisons de disque, qui commencent à le diffuser sur le net. La magie opère et la vidéo devient très rapidement l’une des plus vues sur les plateformes de vidéos en France. Emballement médiatique, invitations à la télévision, buzz… tout les ingrédients du star-system d’Internet sont réunis. Kamini est l’une des premières figures illustrant le pouvoir du net dans le monde artistique et culturel. L’année suivante, comme de juste, est crée la plateforme participative My Major Company.
Le jeune infirmier/rappeur devient infirmier/rappeur. En mai 2007 il sort son album Psychostar show certifié disque d’or en juillet de la même année. Il y démontre son talent, prouvant que Marly-Gomont n’est pas juste un accident (certifié disque de platine et vainqueur du prix du clip de l’année aux Victoire de la musique en 2007, tout de même). Kamini développe dans cet album un flow bien particulier, continu et presque parlé, moins haché que celui de la plupart des rappeurs actuels. Il présente des textes travaillés, délivrant un message engagé, tout restant sur un ton humoristique, mais d’humour grinçant.
En 2009 deuxième opus, avec l’album Extraterrien, malheureusement l’emballement est retombé et les ventes ne s’envolent pas, malgré la mise en avant de deux singles dans la même veine que le premier album: La bagarre et Ça c’est showbizz. La même année l’artiste perd son père. Il disparaît soudainement de la scène artistique.
On retrouve quelques référence à Marly-Gomont, qui est entrée dans une certaine culture populaire notamment chez les Guignols de l’info :
 

 

Résultat de l’enquête

Après une période de néant de quatre ans Kamini effectue son retour, sur Internet logiquement, le 23 juin 2013 avec un un clip de rap humoristique comme à son habitude. Il s’agit d’un extrait de son one man show mêlant humour et chanson. Un autre extrait est en ligne sur son site. Ce passage à l’humour semble être la suite logique au regard de ses textes.
Cependant il n’abandonne pas pour autant la musique, avec un concept mis en ligne sur Youtube: J’aurais aimé être. Dans une première vidéo servant de teaser, Kamini explique qu’il aurait aimé être un rappeur rural, un rappeur ghetto,… chacune se finissant par un « faux » freestyle. Il sort ensuite un clip reprenant son freestyle et traitant du sujet choisi, toujours de manière caustique. Le dernier teaser date du 22 septembre 2014, et on attend toujours le clip qui y correspond et qui ne saurait tarder.
 
S’il n’a pas totalement disparu de l’Internet et de la scène artistique, Kamini est aujourd’hui suivi par un nombre de fans beaucoup plus réduit, mais qui constituent une vraie fanbase, qui n’est pas liée à un emballement médiatique. Il su se renouveler et poursuivre dans la voie qui lui avait été ouverte par Marly-Gomont.
Voici les deux premiers épisodes déjà en ligne :

 

 
Retrouvez le sur sa page Facebook.

Etienne Meyer-Vacherand

Ajouter un commentaire

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .
Logo On'

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .